Venezuela : la France dément la présence du chef de l'opposition Juan Guaido dans son ambassade à Caracas

Venezuela : la France dément la présence du chef de l'opposition Juan Guaido dans son ambassade à Caracas
International

CONFLIT - Paris a démenti les déclarations du ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza, selon quui le chef de l’opposition Juan Guaido se trouverait dans l’ambassade de France à Caracas.

Rien ne va plus au Venezuela où le gouvernement et l'opposition continuent de se vouer une haine farouche, dans un climat extrêmement tendu. Juan Guaido, qui, début 2019, se proclamait président de la République par intérim (et qui reste reconnu comme tel par une soixantaine de pays), continue sa guerre contre le chef de l’Etat actuel Nicolas Maduro qu'il qualifie d’"usurpateur" et de "dictateur" ; ce dernier traitant Juan Guaido de "criminel putschiste"

Dernier rebondissement dans le conflit : le ministre des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, a affirmé ce jeudi soir que "le chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido se trouve dans l’ambassade de France à Caracas" trois jours après que le président, Nicolas Maduro, eut laissé entendre que son rival s’était "caché" dans une représentation diplomatique. Des allégations démenties ce vendredi par Paris. "M. Juan Guaido ne se trouve pas à la résidence de France à Caracas. Nous l'avons confirmé à plusieurs reprises aux autorités vénézuéliennes", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Agnès von der  Mühll.

Des tensions diplomatiques entre Paris et Caracas

"Nous ne pouvons pas entrer dans les locaux d’une ambassade de quelque pays que ce soit, en l’occurrence de l’Espagne ou de la France, et faire en sorte que la justice [les] arrête de force. Ce n’est pas possible", a rappelé le ministre, interrogé à la radio sur la présence d’un autre opposant, Leopoldo Lopez, dans la résidence de l’ambassadeur d’Espagne, et sur celle présumée de M. Guaido à l’intérieur de l’ambassade de France. "Nous espérons que ces gouvernements changeront d’avis (…) et livreront ceux qui veulent échapper à la justice vénézuélienne", a-t-il ajouté.

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Jorge Arreaza a déploré une "situation profondément irrégulière" : "C’est une honte pour la diplomatie de l’Espagne, c’est une honte pour la diplomatie de la France ce qui s’est passé, et ils vont en payer le prix très, très bientôt", a-t-il martelé. Les deux pays font partie de la cinquantaine dans le monde qui reconnaissent Jorge Guaido comme président par intérim, plutôt que Nicolas Maduro, élu chef d’Etat, selon eux, au moyen de graves irrégularités. 

Lundi, Nicolas Maduro avait suggéré que Juan Guaido pouvait s’être "caché dans une ambassade". Son opposant avait nié. "On te ment", s'est-il défendu  sur Twitter, disant être "avec le peuple". Reste que le pouvoir vénézuélien a qualifié à de multiples reprises Guaido de "fugitif", sans jamais préciser en quoi il aurait échappé à un mandat d’arrêt quelconque.

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Des tensions diplomatiques sont apparues en mai entre Paris et Caracas au sujet du traitement réservé à l’ambassadeur de France, Romain Nadal. Depuis le 2 mai, des policiers vénézuéliens gardent en permanence la rue où il réside, et sa résidence est privée d’eau et d’électricité. Ces problèmes "affectent le fonctionnement normal de notre représentation diplomatique", selon le ministère français des Affaires étrangères.

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