Vexé de perdre à Call of Duty, il envoie la police chez son adversaire

Vexé de perdre à Call of Duty, il envoie la police chez son adversaire

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JEUX VIDEOS – Un jeune homme a dépêché mardi plusieurs hélicoptères et une soixantaine de policiers de la SWAT chez son adversaire en ligne du jeu Call of Duty. La raison ? Il était tout simplement vexé d'avoir perdu la partie.

"Je m'appelle Rafael Castillo, j'ai 17 ans et j'habite Long Beach. Je viens de tuer ma mère et je vais tuer d'autres gens". C'est par ce terrifiant message, envoyé mardi à la police états-unienne par Skype, que l'alerte a été donnée. Sauf que ce qui ressemblait à une inquiétante confession n'était en fait qu'un canular... pour un motif dérisoire.

La police de Long Island a déployé les grands moyens pour venir à bout de que qu'elle pensait être un dangereux adolescent meurtrier, rapporte le New York Post. Des hélicoptères, des véhicules d'urgence et une armée de policiers se sont rendus ce jour-là devant la maison du jeune Rafael. Parmi eux, pas moins de 60 membres de la puissante SWAT, l'unité d'élite de la police américaine.

Une mauvaise blague à 100.000 dollars

Quelle ne fut pas leur surprise lorsque ces derniers virent le jeune Rafael, jouant tranquillement devant son ordinateur au célèbre jeu de guerre en ligne Call of Duty, pendant que sa mère préparait du café dans la cuisine. La SWAT comprend alors très vite que les seules victimes de l'adolescent sont des personnages de son jeu vidéo.

L'appel avait en fait été lancé par son "adversaire", un autre joueur sur Internet, qui venait de perdre une partie. Ce dernier, visiblement très ébranlé par sa défaite, n'a rien trouvé de mieux pour se venger que de faire passer son concurrent pour un dangereux forcené et l'accuser de meurtre.

Le plaisantin est toujours activement recherché par les autorités, qui n'ont pas du tout apprécié la blague. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que la police connaît ce genre de mésaventure : le New York Post rappelle en effet que le "swatting" (ces fausses alertes lancées à la police) connaît un effet de mode et détourne régulièrement les forces de l'ordre de leur travail. Des farces qui coûtent par ailleurs très cher au contribuable. A titre d'exemple, la facture de cette petite blague est estimée à 100.000 dollars.  

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