2 500 fêtards réunis en Bretagne : comment est-ce possible ?

2 500 fêtards réunis en Bretagne : comment est-ce possible ?

Une fête illégale s'est tenue près de Rennes depuis jeudi soir et qui s'est achevée tôt ce matin. Comment dans ce contexte d'épidémie autant de personnes ont pu se réunir ? Pourquoi n'ont-elles pas été délogées plus vite ? Que risquent les organisateurs ?

Sans aucune publicité, ni annonce officielle dans les jours précédant la fête, des milliers de jeunes se sont pourtant retrouvés dans un lieu isolé de la campagne bretonne.

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Comment se sont-ils donné rendez-vous ?

Pour trouver ces soirées, organisées le plus souvent sans autorisation, les participants utilisent leurs smartphones et consultent des réseaux confidentiels. Organisée dans deux hangars désaffectés, cette fête a nécessité beaucoup de matériels : mur d'enceinte, éclairage, et projection vidéo.

Comment ont-ils pu s'installer ?

Pour déjouer ces soirées illégales, les forces de l'ordre scrutaient aussi les réseaux sociaux. Les organisateurs le savent, et pour brouiller les pistes, ils avaient évoqué trois lieux de fêtes différents dans trois départements. "En Loire-Atlantique notamment au nord du département, en Ille-et-Vilaine, mais aussi dans le Morbihan. Donc, les forces étaient réparties sur ces points de chute potentiels", précise le général Pierre Sauvegran de la gendarmerie nationale. Elles étaient donc en sous-effectif le 31 décembre quand les fêtards sont arrivés.

Pourquoi n'ont-ils pas été délogés ?

Les gendarmes ont tenté une première fois d'interrompre la soirée jeudi. Mais ils ont dû reculer face à des jeunes déterminés. "Je rappelle que j'ai eu trois gendarmes blessés. Un choix a été fait de désengager au risque de faire dégénérer la situation plus que de mesure de désengager les forces pour pouvoir passer sur une phase de blocage", poursuit ce général de la gendarmerie nationale.

Que risquent les organisateurs ?

Le parquet de Rennes a ouvert une enquête sous plusieurs qualifications. Les organisateurs peuvent notamment être poursuivis pour facilitation d'usage de stupéfiant. Et pour cela, la peine maximale est de dix ans de prison.

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