VIDÉO - "A cinq centimètres près, le bus basculait" : un Français sauve 22 passagers après le malaise du chauffeur

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MIRACLE - Samedi, un touriste français a évité la mort de 22 personnes dans les Alpes autrichiennes. Il est parvenu à arrêter in extremis un car qui allait tomber dans un précipice après un malaise de son conducteur, a annoncé la police locale, ce dimanche.

On pourrait appeler cela un miracle ou un réflexe de survie. Quoiqu'il en soit, ce touriste a évité la mort de 22 autres personnes qui se trouvaient à bord d'un bus circulant samedi dans les Alpes autrichiennes. Il est en effet parvenu à arrêter, in extremis, le car dans lequel il voyageait et qui était devenu fou.


L'homme, Gilbert Sand, âgé de 65 ans, faisait partie d'un groupe de 21 touristes français. Il était assis au premier rang du car qui roulait sur une route d'altitude près de Schwaz, au Tyrol (ouest de l'Autriche), quand le conducteur s'est effondré en raison d'un malaise.

Mon premier réflexe a été de sauter sur la pédale de freinsGilbert Sand, le héros du jour

Alors qu'une partie du véhicule était déjà engagée au-dessus du parapet de protection et allait tomber dans un précipice profond de 100 mètres, le sexagénaire a réussi à bondir de son siège pour appuyer in extremis sur le frein, a indiqué la police locale, ce dimanche. 


"Le chauffeur a fait un malaise, il est tombé de son siège. On était en haute montagne, dans une descente. Le bus n'avait plus de chauffeur, donc mon premier réflexe a été de sauter sur la pédale de freins", a ainsi confié Gilbert Sand à France Bleu Alsace. "Je n'ai pas pris le volant. Le chauffeur était couché par terre, je l'ai enjambé et avec mon pied droit j'ai appuyé sur la pédale de freins, détaille encore le héros du jour, qui souffre d'une fracture du tibia.


"Nous sommes passés à un cheveu d'une catastrophe", a affirmé un porte-parole, soulignant que le réflexe du passager et le fait qu'il ait réussi à stopper le véhicule relevait d'une "chance inouïe". Car "à cinq centimètres près, le bus basculait, raconte de son côté Marc Ruch, le maire de la commune de Wimmenau, dont le conseil municipal participait à cette sortie. La roue arrière droite était déjà soulevée. C'est une histoire de dixièmes de seconde. Après, c'était la chute dans un ravin, qui faisait 100 mètres de pente, et une chute verticale de 300 mètres." Plus de peur que mal, donc, car neuf personnes légèrement blessées dû être hospitalisées.

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