Un Afghan rapatrié en France sous surveillance après des soupçons de liens avec les talibans

Un Afghan rapatrié en France sous surveillance après des soupçons de liens avec les talibans

SÉCURITÉ - Évacué par la France dans le cadre de l'opération Apagan, un Afghan a été présumé proche des talibans par les autorités françaises. Celui-ci, et quatre autres rapatriés proches de lui, ont été placés sous surveillance à leur arrivée sur le sol français.

Un Afghan rapatrié en France, présumé proche des talibans par les autorités françaises, a été placé sous surveillance ainsi que quatre autres rapatriés proches de lui. Ces cinq hommes font l'objet d'une "mesure individuelle de contrôle administratif de surveillance" (Micas), prévue dans le cadre des lois antiterroristes.

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L'Afghanistan aux mains des talibans

Parmi ces hommes, l'un a particulièrement retenu l'attention des autorités. Selon des informations obtenues par LCI, il aurait apporté une aide importante lors de l'évacuation de l'ambassade française et des personnes qui y avaient trouvé refuge. Cependant, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a confirmé à l'AFP qu'il serait "peut être lié aux talibans".

Des entretiens de sécurité dès l'arrivée à Abu Dhabi

Selon l'arrêté pris par le ministre et consulté par l'AFP, cet homme a admis son appartenance au mouvement et reconnu avoir porté des armes en tant que responsable d'un barrage taliban à Kaboul. Cependant, face aux "difficultés extrêmement fortes de pouvoir faire des enquêtes de sécurité sur les personnes devant être rapatriées", les autorités françaises "ont accepté d'embarquer cette personne et sa famille", a expliqué Gérald Darmanin. Selon une source proche du dossier, l'homme risquait également "des représailles importantes suite à son aide sur place"

À l'arrivée du vol à Abu Dhabi, la Direction générale de la surveillance intérieure (DGSI) "a fait le travail qu'elle n'avait pas pu faire à Kaboul" en menant des entretiens de sécurité, a-t-il ajouté.

À son arrivée en France ce week-end, il s'est vu notifier la Micas, tout comme trois de ses proches "pour l'heure non directement soupçonnés". Quant au cinquième homme, "on a vu après une enquête DGSI qu'il avait des liens avec ces personnes bien qu'étant venu séparément", a détaillé le ministre.

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La Micas permettra donc de confirmer ou d'infirmer les soupçons qui pèsent sur cette personne en particulier. "Ils sont étroitement surveillés et des investigations plus approfondies sont en cours", nous a-t-on assuré au ministère de l'Intérieur à LCI. 

"Je n'ai pas eu d'autres remontées de la DGSI" quant à d'autres ressortissants pouvant être concernés par de telles mesures, a fini Gérald Darmanin, son entourage assurant cependant auprès de LCI que la vigilance était "totale". Sur Twitter, il a également réagi, écrivant : "La France est humaine, mais elle est aussi vigilante. Dans la gestion de la crise afghane, le gouvernement continuera de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des Français"

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