VIDEO - Arrestation de Julian Assange : ce moment où le fondateur de Wikileaks s'est fait interpeller

International

INCULPÉ - Le fondateur de WikiLeaks a été arrêté manu militari ce jeudi 11 avril à l'ambassade d'Equateur à Londres par la police britannique. Une demande d'extradition des Etats-Unis courrait depuis 2012.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été arrêté jeudi 11 avril à Londres. L'activiste australien, qui s'était réfugié dans l'ambassade d'Equateur depuis juin 2012 a été interpellé par les officiers du Metropolitan Police Service, la police britannique. Cette arrestation, très rare dans une ambassade, a été permise après que l'Equateur a mis fin à son statut de réfugié et a "invité" la police britannique à pénétrer dans son enceinte. Sur les images, diffusées par  Ruptly, l'agence de presse appartenant à la chaîne russe RT, on voit le cybermilitant, criant et gesticulant tout en étant entravé par ce qui semble être des menottes, être exfiltré par plusieurs hommes.

Un représentant du gouvernement américain, James Hines, cité par l'agence de presse britannique Presse Association, donne un déroulé plus détaillé de son arrestation. Les policiers britanniques sont arrivés à l'ambassade d'Equateur vers 9h15, ils ont voulu se présenter à Julian Assange, afin d’exécuter le mandat d'arrêt. Mais Julian Assange a tenté de retourner dans ses appartements. Il a finalement été arrêté à 10h15 selon James Hines. Il a résisté à cette arrestation, affirmant que celle-ci était "illégale". 

Selon ce représentant, les officiers ont eu du mal à menotter le fondateur de Wikileaks, ils ont dû recevoir de l'aide d'autres policiers. Il a finalement été menotté, et a continué de clamer "c'est illégal, je ne pars pas". "Il a en fait été transporté dans le fourgon de police devant l'ambassade et emmené au commissariat de West End Central" explique James Hines. Sur les images de Ruptly on peut entendre Julian Assange crier "le Royaume-Uni doit résister" avec insistance, avant d'être emmené de force dans le fourgon. 

Lire aussi

Elle fait suite à une demande d'extradition des Etats-Unis remontant à 2012, où Julian Assange est  inculpé d'association de malfaiteurs en vue de commettre un "piratage informatique", a révélé le ministère américain de la Justice. Le président équatorien Lenin Moreno a dit avoir demandé à Londres la garantie que Julian Assange (47 ans) ne serait pas extradé vers un pays où il risque la peine de mort, ce que le gouvernement britannique lui a "confirmé par écrit".

Cinq ans de prison maximum ?

Selon l'acte d'inculpation, qui était jusqu'ici sous scellés, l'Australien est accusé d'avoir accepté d'aider l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense. Selon l'acte d'inculpation, il encourt 5 ans de prison maximun. 

Dans l'après-midi qui a suivi son arrestation, Julian Assange a été présenté devant le tribunal de Westminster, à Londres, où il a été reconnu coupable d'avoir violé les conditions de sa liberté provisoire, un délit passible d'un an de prison. Une autre audience concernant la demande d'extradition américaine aura lieu le 2 mai.

Lire et commenter