Assassinat de Khashoggi : les États-Unis accusent le prince saoudien

Assassinat de Khashoggi : les États-Unis accusent le prince saoudien

Un court rapport du renseignement américain pointe le rôle du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul en 2018. L'Arabie saoudite a rejeté ces accusations.

C'est un rapport de quatre pages, mais il est lourd d'accusations. Le renseignement écrit : "le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohammed ben Salman, a validé une opération à Istanbul pour capturer ou tuer Jamal Khashoggi. Ce patron de presse de 59 ans était proche du pouvoir avant de devenir un pourfendeur de MBS.

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Le 2 octobre 2018, les images de vidéosurveillance montrent le journaliste entrant dans le consulat saoudien à Istanbul. Il est venu pour des démarches administratives en vue de son mariage. Sa fiancée turque l'attend devant le bâtiment. Lui n'en sortira jamais. Il est tué. Les suspects sont un commando de 15 Saoudiens. Ces derniers y ont fait l'aller-retour entre Riyad et Istanbul ce jour-là. Selon plusieurs, le corps a été démembré.

Dans un premier temps, l'Arabie Saoudite nie, puis parle d'une mort accidentelle. Finalement, huit personnes seront condamnées à des peines de prison, mais Riyad affirme qu'elles ont agi seules. Aujourd'hui, les États-Unis désignent le prince héritier comme le commanditaire. Des accusations rejetées par les Saoudiens.

Cette affaire crée des tensions entre les deux pays. Joe Biden a appelé le roi Salman pour les apaiser et demandé le respect de l'État de droit, sans pour autant prononcé de sanctions sévères contre le royaume. Le secrétaire d'État américain Antony Blinken annoncé que les États-Unis imposeraient "des restrictions de visa pour 76 Saoudiens soupçonnés d'avoir menacé des dissidents à l'étranger". Une marge de manœuvre étroite pour le successeur de Donal Trump. Dénoncer l'assassinat sans fâcher un partenaire historique stratégique.

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