VIDÉO - Attentat d'Istanbul : "Il y avait du sang partout", le témoignage de Yunus, Français rescapé du Reina

TÉMOIGNAGE - Dans la nuit de samedi à dimanche, lors du passage de 2016 à 2017, les clients du club Reina, à Istanbul, ont vécu l'horreur. Déguisé en père Noël, un terroriste a fait feu dans la foule, tuant près de 39 personnes. Yunus, rescapé de l'attentat, s'est confié au micro de LCI.

Il fait partie des rescapés de l’attentat de la discothèque Reina à Istanbul, qui a fait qui a fait 39 morts dans la nuit du nouvel An. Yunus, jeune Français, a vécu cette nuit d’horreur de l’intérieur. Deux jours après le drame, cet Alsacien de 25 ans s'est confié à LCI.


Tout a commencé vers 1h15 du matin. "On a entendu deux-trois coups de feu, on s’est dit qu’une bagarre avait éclaté devant la discothèque, on n’a pas pensé à une fusillade ou à un attentat" raconte-t-il avant d’ajouter : "Même pas trente secondes après, il est rentré à l’intérieur, on entendait des verres se casser, des gens crier. Et là, il y a eu une rafale sans arrêt, pendant dix, quinze minutes. On s’est dit qu’ils étaient trois, quatre, qu’ils étaient plusieurs."

"J’entendais les balles ricocher"

Habitué de ce night club très prisé d'Istanbul, Yunus a très vite orienté les personnes présentes vers la terrasse de l’établissement, où se situaient des bancs tout le long. "On s’est mis sous les fauteuils, et quand je suis sorti, j’ai pris une table haute et je me suis protégé la tête avec la partie en métal. J’entendais les balles ricocher sur la table."


"On était une trentaine à courir, certains tombaient,  touchés par les balles" poursuit-il avant d’expliquer avoir entendu "deux ou trois explosions".  "C’est à ce moment-là que j’ai eu le plus peur" confesse-t-il. "Pendant la fusillade, on pouvait un peu éviter les balles, mais les bombes, si on les jette à côté de nous, on ne peut pas les éviter" raconte Yunus, très marqué par l’attaque.

"J’y retournerai, je ne vais pas leur donner ce qu’ils veulent"

Afin de ne pas attirer le terroriste vers eux, Yunus a tenté de rassurer les personnes présentes à ses côtés, en leur conseillant de ne pas crier et de rester calme. Trente minutes après l’attaque de l’assaillant, les forces de l’ordre sont intervenues sur place, demandant à ce dernier de se rendre, à deux reprises, sans succès. En sortant de la discothèque encadré par les forces d’intervention, le jeune homme raconte avoir découvert "le carnage. Il y avait des cadavres partout, du sang partout."


Après cette nuit d’horreur, Yunus se veut fataliste mais déterminé quant à la suite de sa vie : "C’est arrivé ici, cela aurait pu arriver n’importe où. Ils ont visé cet endroit particulièrement parce que c’est l’endroit le plus coté" dit-il avant d’ajouter : "J’y retournerai, ce n’est pas cela qui va faire que je n’y retournerai plus.  C’est le destin, si c’est l’heure, c’est l’heure, on ne peut rien y faire. Ce n’est pas pour autant que je vais arrêter de vivre, je ne vais pas leur donner ce qu’ils veulent."

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