VIDEO - Attentat en Nouvelle-Zélande : que sait-on de Brenton Tarrant, le terroriste présumé ?

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Attentat islamophobe en Nouvelle-Zélande

ATTAQUE - 49 personnes ont été tuées pendant la prière du vendredi, le 15 mars, dans des fusillades contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, selon les autorités. Le tireur a été identifié comme un extrémiste de droite australien. Ce samedi, il a été inculpé pour meurtre après avoir comparu devant un tribunal de la ville.

Un "terroriste extrémiste de droite, violent". C'est par ces mots que le Premier ministre de l'Australie Scott Morrison a décrit ce vendredi l'homme inculpé pour meurtre, après les attentats islamophobes qui se sont déroulés dans deux mosquées de Christchurch. Le tireur d'au moins une des mosquées est un ressortissant australien, a révélé à Sydney le chef du gouvernement australien. Brenton Tarrant est âgé de 28 ans. 

Selon le média australien 9News, il vivrait en Nouvelle-Zélande, mais lui se dit habitant Sydney sur son compte Facebook.  L'individu avait-il des complices ? Le nombre exact de tireurs n'était pas connu mais Jacinda Ardern a déclaré que trois hommes étaient en garde à vue. La police a précisé que des engins explosifs improvisés avaient été désarmés par les militaires.

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Inculpé pour meutre

Ce samedi, Tarrant comparaissait devant un tribunal de la ville pour meurtre. Le terroriste présumé et "fasciste" autoproclamé est resté impassible lorsque son inculpation lui a été signifiée. Debout, entouré par deux policiers, il a fait de la main droite le signe "OK" en joignant le pouce et l'index, symbole utilisé à travers le monde par les adeptes du suprémacisme blanc. Il demeurera en détention jusqu'à une prochaine audience fixée au 5 avril.

Une disparition des "peuples européens"

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'assaillant a utilisé les réseaux sociaux pour promouvoir ses attaques. Des vidéos et des documents circulant sur internet, mais non confirmés officiellement, semblent indiquer qu'il a publié son attaque via un Facebook Live, un mode de diffusion de vidéo en direct. L'AFP a étudié ces images, une séquence de 17 minutes, qui ont depuis été retirées. Des journalistes expérimentés dans les techniques de vérification estiment qu'elles sont authentiques. Des mots inscrits sur les armes du tireur figurant sur la vidéo correspondent aussi à des images postées sur le compte Twitter ayant publié le manifeste. Celui-ci est le dernier tweet publié par ce compte avant sa suspension.  Y figurent notamment, en anglais et dans plusieurs langues d'Europe de l'Est, les noms de personnages de l'histoire militaire, dont de nombreux Européens ayant combattu les forces ottomanes aux 15e et 16e siècle.

Un "manifeste" a aussi été mis en ligne sur des comptes liés à la même page Facebook. Celui-ci fait référence aux thèses du "grand remplacement" circulant dans les milieux d'extrême droite et qui théorise la disparition des "peuples européens" Dans ce texte de 73 pages, il précise avoir reçu la "bénédiction" d’Anders Breivik, le terroriste norvégien d’extrême droite qui a tué 77 personnes en juillet 2011.

Mais surtout, il est longuement question de la France. Il raconte ainsi que ses opinions ont "radicalement" changé en avril/mai 2017, lorsqu’il était en France durant un voyage qui s'est déroulé durant l'élection présidentielle. Après la victoire d’Emmanuel Macron, Brenton Tarrant assure avoir été pris de désespoir, notamment après voir vu des "envahisseurs" dans des petits villages de l’Est de la France. En observant dans un cimetière militaire "les croix blanches" à l’horizon, il précise avoir "éclaté en sanglots".

"Une enfance normale"

Dans ce document, relevé par le Sydney Morning Herald, cet Australien livre lui-même de nombreux détails sur son profil. "Fortnite m'a appris à être un tueur", écrit celui qui se présente comme un "mec blanc ordinaire, issu de la classe ouvrière (...), qui a connu une enfance normale, sans gros soucis".  

S'il confie ne pas avoir suivi d'études universitaire, Brenton Tarrant explique aussi avoir "travaillé durant une courte période avant d'avoir gagné de l'argent en investissant dans Bitconnect (une plateforme soupçonnée d'avoir mis sur pied une escroquerie à échelle industrielle aux Etats-Unis, ndlr) puis d'utiliser cet argent pour voyager."

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