Attentat de Liège : que sait-on de Benjamin H., l’auteur de la fusillade ?

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PROFIL - Un Belge d'une trentaine d'années a tué deux policières et un passant à Liège ce mardi. Benjamin H., le tireur, a été abattu par la police. Il était encore en prison la veille.

La Belgique est en deuil après une nouvelle attaque terroriste survenue ce mardi matin à Liège. Un homme a tout d’abord poignardé deux policières avant de leur dérober leur arme de service et de les abattre. Âgé de 31 ans, Benjamin H. a ensuite poursuivi son chemin à pied et a tiré sur le passager d'une voiture en stationnement, un jeune homme de 22 ans qui a également été tué.


Quelques instants plus tard, l'assaillant est entré dans un lycée, où il a pris en otage une employée durant quelques minutes. Il est rapidement ressorti du lycée en faisant feu sur des policiers présents avant d'être finalement abattu. Lors de cette fusillade, quatre policiers ont été blessés. Dans une vidéo amateur, on entend clairement l'assaillant crier "Allah Akbar" durant l'attaque. Le terroriste, originaire de Rochefort, une commune située dans la province de Namur, était encore en prison la veille de cette attaque. Depuis lundi matin, Benjamin H. bénéficiait en effet d’un congé pénitentiaire de deux jours afin de préparer sa réinsertion. Il devait en principe regagner sa cellule mardi soir. 

Né le 12 janvier 1987, élevé dans une famille de Rochefort, dans le sud de la Belgique, Benjamin Herman connaît ses premiers démêlés avec la justice à 16 ans. En 2003 il se retrouve placé dans un centre fermé pour jeunes délinquants à Everberg, dans le Brabant flamand (centre). Ses premiers délits selon le journal La Meuse: "des faits d'incendies volontaires, de coups et blessures, de rébellion". Son frère Dimitri, de trois ans son cadet, est "souvent dans son sillage", poursuit ce quotidien, "le duo passera quelques fois devant le juge de la jeunesse". Les années passent, et les deux frères, désormais "accros à la cocaïne et l'héroïne" multiplient les "petits coups" pour s'offrir leur dose. En 2008, ils commettent leur premier braquage avec une arme factice.


Depuis mardi les médias belges présentent Benjamin Herman comme un délinquant rendu très instable et violent par sa toxicomanie. Le terroriste était bien connu des services de police. Il avait déjà été condamné pour vol avec violence, consommation de stupéfiants ainsi que pour rébellion. En 2016, des contacts avec des personnes radicalisés ont été constatés. "Il est soupçonné d'avoir été radicalisé par une personne (...) enfumée par la pensée islamiste", ce qui lui valait d'être signalé comme tel dans une banque de données criminelles, a précisé une source proche de l'enquête.


Selon une source policière citée par les médias belges, Benjamin H. était en rupture avec sa famille et son profil psychologique était jugé "instable". Il est par ailleurs suspecté d'un autre meurtre, commis dans la commune de On dans la nuit de lundi à mardi. "Les circonstances exactes de ces faits font l'objet d'une enquête distincte", a indiqué mercredi la porte-parole du parquet fédéral belge, Wenke Roggen.

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