Au Brésil, Jean-Luc Mélenchon rencontre l'ex-président Lula en prison

International

CASE PRISON - En tournée au Mexique et en Amérique du Sud, Jean-Luc Mélenchon a rendu visite à Lula da Silva, au Brésil, emprisonné pour corruption depuis avril 2018. Une visite émouvante pour l'Insoumis, qui a affiché une fois de plus son soutien à l'ancien président de 73 ans.

Un "moment émouvant" et un "choc psychologique". C’est ce qu’a vécu Jean-Luc Mélenchon ce jeudi, en sortant des locaux de la Police fédérale de Curitiba, dans le sud du Brésil. Le chef de file de la France Insoumise, en tournée au Mexique et en Amérique du Sud a rencontré son "camarade Lula", l’ancien président brésilien emprisonné pour corruption depuis avril 2018. 

Un gilet jaune en cadeau

Accompagné de Fernando Haddad, le dauphin de l’ex-chef de l’Etat, le député insoumis s’est dit impressionné par "l’optimisme et la force de caractère" de Lula da Silva. L’ancien ouvrier, président du Brésil de 2003 à 2010, purge actuellement une peine de huit ans et dix mois de prison ferme pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'un groupe de BTP en échange de faveurs dans l'attribution de marchés publics. L’homme politique de 73 ans ne cesse depuis de clamer son innocence, et se dit victime d’un complot pour l’empêcher de revenir au pouvoir.

"Il tire sa force de s’identifier aux luttes populaires", a ajouté M. Mélenchon, qui n’est pas venu les mains vides pour cette rencontre inédite. Il lui a offert un gilet jaune, qu’il a "porté pendant la moitié de l’entretien", s’est réjoui l’élu. "C’est un symbole de la France qui lutte et qui résiste", a-t-il insisté, appelant à continuer la "lutte contre les puissants".

Lire aussi

Mélenchon fait un parallèle entre Lula et ses propres déboires judiciaires

Lula était le grand favori des intentions de vote pour la présidentielle d’octobre 2018, avant d’être déclaré inéligible quelques semaines avant le scrutin, laissant la voie libre au candidat de l’extrême droite de Jair Bolsonaro. Alors qu’il clame son innocence, le site d'investigation The Intercept Brasil a publié en juin dernier des échanges de messages qui mettent en doute l'impartialité des procureurs chargés du dossier Lula et du juge qui l'a condamné en première instance.

C'est "le cas le plus célèbre dans le monde de "Lawfare", cette méthode d’instrumentalisation de la justice pour éliminer un adversaire politique" pour Jean-Luc Mélenchon, comme il l'expliquait récemment dans son blog.  Une situation à laquelle s'identifie le chef de file de la France Insoumise, qui doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle avec cinq de ses proches, pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation après une perquisition mouvementée au siège de son parti en octobre 2018. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter