VIDÉO - Au Bourget, Macron dévoile le futur avion de chasse européen réalisé avec l'Allemagne et l'Espagne

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DÉFENSE - La 53e édition du salon aéronautique du Bourget a débuté lundi matin avec la présentation de l'avion de combat européen du futur et la signature d'un accord-cadre entre la France, l'Allemagne et l'Espagne sur le projet de "système de combat aérien du futur" (SCAF) destiné à remplacer les actuels Rafale et Eurofighter d'ici à 2040.

Une maquette de l'avion de combat européen du futur a été dévoilée ce lundi, à l'occasion de la 53e édition du salon aéronautique du Bourget, en présence d'Emmanuel Macron. Les ministres française des Armées, Florence Parly, et allemande de la Défense, Ursula Von der Leyen, ainsi que leur homologue espagnole Margarita Robles ont signé à cette occasion, sur le stand de l'industriel Dassault, un accord-cadre appelé à structurer les relations entre les trois pays autour du projet de "système de combat aérien du futur" (SCAF).


Le futur chasseur (NGF, Next Generation Fighter), destiné à remplacer les actuels Rafale et Eurofighter d'ici à 2040, doit faire partie du SCAF, avec des drones, des missiles de croisière et des essaims de drones. Il sera connecté à des avions, des satellites, des systèmes de l'OTAN et des systèmes de combat terrestres et navals.

Assurer "la souveraineté européenne dans le secteur clé de la défense"

Alors que les Etats-Unis vendent déjà leur nouvel chasseur F-35 à plusieurs pays européens, le SCAF représente pour Emmanuel Macron une première étape de l'Europe de la défense et un test pour l'industrie de défense européenne. Il est la pièce maîtresse de la stratégie pour assurer "la souveraineté européenne dans le secteur clé de la défense", explique ainsi l'Elysée.


"Ce projet prend désormais une dimension résolument européenne : l'Espagne a rejoint officiellement le programme ce matin", s'est félicitée Florence Parly. D'ici 2025, l'enveloppe prévue est de l'ordre de 4 milliards d'euros, entre la France (2,5 milliards) et l'Allemagne pour le reliquat. Mais à terme, ce sera une répartition à 50/50. L'Espagne devrait y participer à terme, et "quand ce sera le cas, on reverra cette règle du 50/50", indique-t-on au ministère. Selon l'entourage de Mme Parly, "d'autres pays ont manifesté leur intérêt".

Paris et Berlin doivent s'entendre sur des règles communes d'exportation

Reste pour Paris et Berlin à annoncer le lancement des études de recherche et développement pour un montant de 150 millions d'euros sur deux ans, destinées à jeter les bases d'un démonstrateur du nouvel avion de chasse d'ici 2026, sous la 

responsabilité de Dassault et Airbus. Ce contrat devrait être finalisé "au deuxième semestre 2019", a assuré la ministre.


La France et l'Allemagne doivent également s'accorder sur des règles communes d'exportation. "Notre autonomie politique et opérationnelle repose d'abord sur une autonomie technologique et industrielle. Cela veut dire développer une industrie européenne. Que les trois quarts des pays européens achètent américain, ce n'est plus envisageable aujourd'hui", a martelé la ministre française des Armées.

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