VIDEO - Barack Obama fait son retour dans l'arène et critique Donald Trump

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POLITIQUE - Barack Obama a replongé, jeudi 19 octobre, dans le bouillonnement des réunions de campagne électorale. Là, face à une salle conquise, il a pointé du doigt l'évolution récente de la politique américaine. Sans jamais toutefois nommer son successeur, Donald Trump.

Discret depuis qu'il a quitté la Maison Blanche, Barack Obama n'a pourtant rien perdu de son éloquence. Jeudi 19 octobre, face à un parterre de militants, l'ancien président américain a parlé politique. Il s'est rendu dans l'Etat de Virginie pour  soutenir le candidat démocrate local au poste de gouverneur, Ralph Northam. 


L'ancien président démocrate a fait référence aux récents événements tragiques qui ont agité Charlottesville, ville de Virginie théâtre d'une violente manifestation de militants néo-nazis rassemblés autour d'un monument confédéré qui s'apprêtait à être démantelé.

Si pour remporter une campagne on doit diviser la population, alors on ne sera pas capable de la gouverner.Barack Obama

Longuement ovationné, il a appelé les électeurs de Virginie à aller voter pour "envoyer un message résonnant dans tout ce beau pays et dans le monde". "Si pour remporter une campagne on doit diviser la population, alors on ne sera pas capable de la gouverner". Un sous-entendu à peine voilé à l'attention de Donald Trump, dont on s'interroge aujourd'hui si le niveau de contestation à son égard peut être plus élevé. "Notre valeur est au plus haut non pas quand nous rabaissons les gens mais quand nous essayons d'élever tout le monde ensemble".


Peu avant ce meeting,  Barack Obama avait participé à une autre réunion de campagne dans le New Jersey, à côté de New York, pour soutenir le démocrate briguant le poste de gouverneur, Philip Murphy. "La politique actuelle... on croyait en avoir fini il y a longtemps... Les gens ont 50 ans de retard ! On est au 21e siècle, pas au 19e..." avait-il ironisé, lors d'une réunion de campagne.

A l'écart du débat public

Depuis qu'il a quitté ses fonctions le 20 janvier, le 44e président des Etats-Unis s'est tenu à l'écart du débat politique, fidèle à une tradition de réserve observée par ses prédécesseurs. Ce qui n'empêche pas quelques critiques obliques envers son successeur, engagé dans une entreprise de démolition de son bilan : Obamacare, nucléaire iranien, accord de Paris...


Après s'être offert trois mois de vacances, Barack Obama s'est attelé à la rédaction de ses mémoires, n'a que peu parlé en public et n'a donné pratiquement aucune interview. Les quelques fois où il a estimé devoir briser ce silence, il l'a fait sur des sujets d'importance nationale, comme l'immigration, la couverture santé ou la lutte pour le climat.

Les deux scrutins se dérouleront le 7 novembre, un an après le coup de tonnerre mondial qu'a représenté la victoire de Donald Trump à la présidentielle du 8 novembre 2016. 

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