Brexit : "La passion l'emporte sur la raison", estime François Lenglet

Brexit : "La passion l'emporte sur la raison", estime François Lenglet

ANALYSE - Sur le papier comme dans la réalité, on ne voit pas très bien la rationalité économique d'un "no deal" entre l'Union européenne et le Royaume-Uni au sujet du Brexit. François Lenglet, spécialiste économie de TF1, nous éclaire sur le sujet.

La raison ne conduit pas toujours les grandes affaires de ce monde, observe le spécialiste économie de TF1, François Lenglet, alors que les convulsions du Brexit durent depuis quatre ans sans parvenir à un point d'accord. On pourrait se dire, comme Astérix, qu'ils sont fous ces Grands-Bretons. C'est en effet ainsi que nous jugeons les Britanniques. 

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Brexit : goodbye United Kingdom

Leur décision de rompre avec l'Europe va à l'encontre des intérêts des entreprises. En rétablissant les frontières, ce sont les passions politiques qui l'emportent, au mépris du commerce. Et pour cause, 47% des exportations britanniques vont en Europe et 53% de ses importations viennent d'Europe. Des chiffres énormes et tout particulièrement avec la France.

L'indépendance nationale est devenue un thème international- François Lenglet, spécialiste économie à TF1

Et pourtant... Le Brexit a aussi ses raisons. Parce qu'il témoigne du désir de retrouver la souveraineté nationale. Un désir qui ressurgit partout. Aux États-Unis, avec le mandat Trump. En Russie, en Turquie, en Chine, avec le nationalisme économique croissant. En France même, où l'on soutient les entreprises stratégiques comme Air France, où l'on relocalise des secteurs vitaux comme la pharmacie. En Europe, pourtant réputée ouverte et libérale, où l'on parle désormais de taxer les produits étrangers.

L'indépendance nationale est devenue, curieusement, un thème international. Si bien que chacun fait son petit Brexit. Comme toujours, les Anglais sont précoces et plus radicaux. Déjà en 1940, de Gaulle notait : "L'Angleterre est une île ; la France, le cap d'un continent". Conclusion "banale et définitive", disait-il. Le propre du définitif, c'est qu'il dure.

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