Clinton, Bush, Fabius... : quand la santé des politiques vacille

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La candidature de Hillary Clinton

TROUBLES – Aux Etats-Unis, la communication d'Hillary Clinton est sous le feu des critiques après son malaise survenu lors des commémorations du 11-Septembre. La candidate démocrate n’est toutefois pas la première à subir un tel coup de pompe hyper-médiatisé. Tour d’horizon des (nombreux) précédents.

Le flou. Hillary Clinton et son équipe de campagne n'en finissent plus d'essuyer les critiques, l’opinion et les médias américains reprochant à la candidate de 68 ans un manque de transparence sur son état de santé. 

Victime d’un malaise dimanche à New-York lors des commémorations du 11-Septembre, l’ancienne First lady a en effet été contrainte de révéler qu’elle souffrait depuis vendredi d’une pneumonie. Une communication à rebours qui pourrait lui être préjudiciable. 

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    Pour tenter de se rassurer, la démocrate pourra toujours regarder vers le passé. Et ainsi constater que nombre d’autres personnalités politiques ont elles aussi été victimes de pépins de santé plus ou moins graves, mais hyper-médiatisés. 

    George Bush, de père en fils

    Pas vue comme une faute politique (le contraire aurait été absurde), la faiblesse vécue par George Bush au Japon en 1992 est sans doute l’un des plus improbables impairs diplomatiques. Le chef d’Etat américain avait alors été pris d’un vomissement en plein milieu d’un dîner officiel organisé par le Premier ministre nippon Kiichi Miyazawa.

    Commenté partout dans le monde, l’incident avait même entraîné la création d’un nouveau mot au pays du Soleil levant : le "Bushu-suru". Un néologisme qui sert désormais à évoquer une nausée en public.  

    Dix ans plus tard, en 2002, c’est son fils George W. qui a eu droit à son souci de santé au retentissement planétaire. Un bretzel avalé de travers avait en effet provoqué la perte de connaissance du président des Etats-Unis qui, seul devant un match de football, avait chuté face contre terre. 

    Défaillance en direct

    Nettement moins célèbre que l’évanouissement lié au "bretzel-gate", la défaillance du ministre burkinabé des Affaires étrangères est en revanche beaucoup plus impressionnante. En visite en Turquie en 2013, Djibrill Bassolé s'était violemment effondré en pleine conférence de presse. Son pupitre n’avait d’ailleurs pas résisté.

    Au Portugal, en 2014, le président Aníbal Cavaco Silva avait lui aussi perdu connaissance en plein discours et avait dû être évacué devant les caméras de télé.

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    Portugal : Malaise du président portugais en plein discours

    En juillet 2015, alors qu'elle assistait à l'ouverture du prestigieux festival d'opéra de Bayreuth, la chancelière allemande Angela Merkel s'était brièvement évanouie lors de l'entracte d'une représentation de "Tristan et Iseult". Non filmé, l'incident avait tout de même provoqué quelques jours de remous médiatiques. 

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    Allemagne : Merkel victime d'un bref malaise à l'opéra

    Les Français aussi

    Si les hommes et femmes politiques étrangers sont nombreux à avoir connu des moments de faiblesse, les Français ne sont pas en reste. En août 2015, lors d’une visite en République Tchèque, Laurent Fabius avait ainsi été pris d’une indisposition passagère. Etourdi et pris de vertige, le ministre avait failli tourner de l’œil et avait été sauvé de la chute par ses gardes du corps et conseillers (voir vidéo ci-dessous). 

    Il n’est pas le seul. En mars dernier, victime d’un malaise en pleins débats sur la loi Travail, Myriam El Khomri avait dû être hospitalisée quelques heures. Une mésaventure qu’avait connue Nicolas Sarkozy en 2008 : il avait passé une nuit au Val-de-Grâce après un malaise vagal en plein footing. En 1993, lors d’un voyage officiel en Corée du Sud, François Mitterrand avait lui aussi été tout près de la perte de connaissance.  

    En vidéo

    Malaise de Myriam El Khomri : pas de lien avec le report de la loi Travail

    Chirac : les mêmes reproches qu'à Clinton

    Plus alarmant qu’une simple défaillance passagère, Jacques Chirac avait été victime en 2005 d’un accident vasculaire cérébral (AVC) ayant entraîné une semaine d’hospitalisation. Comme pour Hillary Clinton en ce moment, de nombreuses voix avaient alors reproché aux services de l’Elysée leur manque de clarté et de transparence. 

    Sujet hautement sensible, l’état de santé des hommes et des femmes politiques ne tolère pas le flou. 

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