Variant anglais : dans quels pays européens sévit-il le plus ?

Variant anglais : dans quels pays européens sévit-il le plus ?

COVID-19 - Apparu en septembre outre-Manche, le variant britannique, plus contagieux, s'est rapidement propagé en Europe, où il inquiète au plus haut point. Mais quels sont les pays les plus touchés par cette nouvelle souche ?

Depuis plusieurs semaines, de nouveaux variants du coronavirus sévissent partout en Europe et poussent certains pays à prendre des mesures drastiques. Si le variant sud-africain est encore très peu implanté en France et en Europe, le variant britannique circule déjà activement sur le Vieux continent. Après être apparu pour la première fois en septembre dernier au Royaume-Uni, ce variant, plus contagieux, est aujourd’hui présent dans au moins 20 pays européens.

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En Grande-Bretagne, le variant britannique est désormais responsable de 90% des cas détectés de Covid-19. Le Premier ministre Boris Johnson a indiqué que 1401 décès et 40.261 nouveaux cas avaient été recensés vendredi dernier, pour un total de 38.000 personnes hospitalisées. Globalement, depuis le début de l'épidémie, 3,6 millions de cas de Covid-19 et 96.000 morts ont été recensés outre-Manche. Pour faire face à cette troisième vague, les autorités britanniques ont instauré un reconfinement début janvier.

Le Portugal au bord de l'asphyxie

Au Portugal, le système hospitalier est au bord de l’effondrement avec l’arrivée de ce variant. À Lisbonne, des ambulances font la queue pour déposer des malades du Covid-19 et certaines doivent patienter pendant des heures. Anabela Moreira, cheffe de l’unité Covid à l’hôpital Santa Maria de Lisbonne, fait le point sur la situation : "Il faut stopper les contaminations, c’est la seule solution. Nos hôpitaux ne vont pas tenir le coup si on continue avec ces chiffres et cette pression."

Apparu fin décembre, le variant s’est propagé à vitesse grand V et a notamment été observé le 3 janvier à Lisbonne dans 16 échantillons analysés sur 22 par l’Institut National de Santé Dr. Ricardo Jorge. Toujours selon cet organisme, environ 30.000 cas de cette souche ont été enregistrés, avec une croissance de 70% par semaine jusqu’au 20 janvier dernier.

Le Danemark sur ses gardes

Au Danemark, si la situation des hôpitaux est loin d’être similaire à celle du Portugal, le variant britannique progresse très vite. S’il ne représente que 7% des contaminations à l’heure actuelle, les autorités estiment qu’il deviendra la principale souche du virus dans le pays d’ici mi-février, en raison de sa forte contagiosité.

Les Pays-Bas font des projections alarmistes

Face à ce variant, les Pays-Bas, également touchés, ont décidé d’instaurer, dès le 23 janvier dernier, un couvre-feu à 21h pour la première fois depuis la Seconde guerre mondiale. Une décision accueillie par des heurts violents dans plusieurs villes, comme à Eindhoven, où une gare et un centre de dépistage ont été incendiés. D’après les projections de l’Institut de santé publique néerlandais, le taux élevé  de reproduction du variant anglais pourrait conduire à atteindre les 20.000 nouveaux cas quotidiens en mars prochain, pour finalement atteindre 50.000 nouveaux cas par jour en avril.

L'Espagne serre la vis

À Madrid, en Espagne, des mesures restrictives ont été mises en place ces derniers jours pour contrer la nouvelle hausse des contaminations, alors que le taux d’incidence a atteint 875 cas pour 100.000 habitants sur les deux dernières semaines dans la capitale. Toujours à Madrid, le variant concernerait environ 9% des cas de la région.

Ainsi, le couvre-feu a été avancé à 22h et les bars, restaurants et commerces devront fermer dès 21h pendant deux semaines. Des mesures accueillies avec colère par de nombreux riverains. Ils étaient ainsi plusieurs milliers à manifester sans masque contre le couvre-feu et l’interdiction de déplacement entre régions ces derniers jours. 

L'Autriche durcit les gestes barrière

Par crainte des variantes du virus,  l'Autriche a durci ses mesures sanitaires, en imposant à compter de ce lundi le masque FFP2, plus filtrant, dans les transports publics, les magasins, les services et les cabinets médicaux. Malgré un troisième confinement instauré après Noël et prolongé jusqu'au 8 février au moins, les infections ne baissent guère dans le pays. À noter que la Bavière, en Allemagne, a mis en place la même règle. 

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La France se prépare à un éventuel reconfinement

Enfin, en France, si le couvre-feu a été avancé à 18h dans tout le pays depuis le 14 janvier dernier, un prochain reconfinement n'est pas à exclure. Dimanche sur BFMTV, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a indiqué que le variant aurait atteint 7 % à 9% des contaminations en Île-de-France, alors que la Provence-Alpes-Côtes-d’Azur est également fortement touchée par le variant.

"Si on continue, il y aura 12%, 14%, 15% de variant britannique dans les semaines qui viennent", a-t-il alerté. À l’exception de la Bourgogne-Franche-Comté, il est présent dans toutes les régions de France métropolitaine. Au 20 janvier dernier, 131 cas du variant britannique ont été recensés en France selon Santé Publique France.

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