"Catastrophique" : les habitants de Cherbourg sidérés par le revirement australien sur les sous-marins

"Catastrophique" : les habitants de Cherbourg sidérés par le revirement australien sur les sous-marins

RÉACTIONS – L’Australie renonce à acheter douze sous-marins à la France pour un contrat d’un montant estimé à 56 milliards d’euros. Ils auraient dû être construits à Cherbourg dans la Manche. Les habitants sont sidérés.

C’était le contrat du siècle à Cherbourg. L’Australie s’était engagée à acheter douze sous-marins qui devaient être construits à Cherbourg dans la Manche, pour un contrat estimé à 56 milliards d’euros. Mais aujourd’hui, elle fait marche arrière. 

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Ce matin, la nouvelle tombe comme un coup de massue pour les habitants. "C’est catastrophique pour Cherbourg !", "Tout ce qui tourne autour de l’économie, c’est fini. Il y a des gens qui ont acheté ou qui ont investi parce qu’ils avaient du travail ici. Pour une fois qu’il y avait de l’avenir à Cherbourg, tout est fichu maintenant", témoignent certains d’entre eux. 

600 emplois menacés

600 emplois sont en jeu. La ville avait même accueilli une centaine de familles australiennes. Annick, commerçante à Cherbourg, n’en revient pas. "Cherbourg a fait beaucoup d’efforts pour accueillir les Australiens, qui étaient des gens charmants, et ils se plaisaient bien à Cherbourg. Je ne comprends pas du tout l’action de l’Australie", soupire-t-elle. 

Une question se pose alors : que vont devenir les employés dédiés à ce contrat ? "Au mieux, je pense qu’il y aura des gels de postes, j’espère qu’il n’y aura aucun licenciement et quand on manipule des sommes pareilles, il est bien évident qu’il y a des conséquences sur l’emploi", répond un salarié de Naval Group. 

La mairie se dit prête à rebondir

Selon Vincent Hurel, représentant de la CGT de Naval Group, la rupture de contrat n’était pas une surprise pour la direction. "L’effet de surprise n’est pas vrai. Ce n’est pas possible de penser ça. J’ose espérer qu’ils ont un plan B", soutient-il. 

La mairie de Cherbourg, quant à elle, se dit prête à rebondir. "Nous savons ici qu’il y a au sein de cette entreprise encore de grosses dynamiques, qu’il y en aura d’autres et qu’il y aura d’autres opportunités qui apparaîtront sur ce territoire", assure Anna Pic, maire adjointe (PS) en charge des relations internationales à Cherbourg. L’Australie a signé son nouveau contrat avec le Royaume-Uni et les États-Unis. 

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