VIDÉO - Célébrations du 4-Juillet : de la pluie, des chars et une bourde de Trump pour la Fête nationale américaine

International

INDEPENDENCE DAY - S’inspirant du 14 juillet français, Donald Trump a donné à la fête nationale américaine des airs de parade militaire. Le président s’est exprimé sur les marches du Lincoln Memorial, rompant avec la tradition.

"Ce sera le spectacle d’une vie", avait annoncé Donald Trump sur Twitter la veille. Pas de chance pour lui, c’est sous la pluie et un ciel couvert de nuages que le "spectacle" des cérémonies du 4-Juillet s’est déroulé à Washington. 

"USA, USA", scandaient malgré tout les milliers de spectateurs lorsque le président républicain est arrivé, accompagné de son épouse, Melania Trump, aux pieds des marches du Lincoln Memorial. Juste avant cela, l'imposant Air Force One, le Boeing 747 des présidents américains, avait survolé le cœur historique de Washington pour annoncer l'ouverture de la cérémonie, qui a duré moins d'une heure.

Lire aussi

"Aujourd'hui, nous nous rassemblons comme un seul pays pour cet hommage très spécial à l'Amérique", a déclaré Donald Trump, avant d'énumérer les découvertes et avancées médicales, spatiales, technologiques et industrielles faites par des Américains. "Nous serons de retour sur la Lune sous peu et un jour prochain, nous planterons le drapeau américain sur Mars", a promis le milliardaire, proclamant également que "Pour les Américains, rien n'est impossible".

En présence de son vice-président Mike Pence, de membres de son administration, du Congrès et des représentants de toutes les branches de l'armée, Donald Trump a rendu hommage aux militaires, à la police, aux sauveteurs et volontaires du 11-Septembre, mais aussi à de nombreuses personnalités civiles, dont le mouvement des suffragettes et plusieurs grandes 

figures noires américaines, dont Martin Luther King.

Des aéroports avant même les avions

Il a toutefois parsemé son discours de références plus polémiques, dont un hommage à la police de l'immigration ICE, régulièrement stigmatisée pour son traitement des clandestins venus d'Amérique latine. Il a aussi cité "Betsy Ross", nom désignant une ancienne version du drapeau des Etats-Unis qui a été dénoncée récemment par certains pour qui elle rappelle l'époque de l'esclavage.

Certains n’ont pas non plus manqué de remarquer une boulette faite par le président. Celui-ci a parlé de l’armée américaine s’emparant des aéroports lors de la campagne de Valley Forge, qui a eu lieu en 1777… soit bien avant les premiers avions.

Critiques

Le discours du président a été entrecoupé de musiques militaires et du survol d’avions de guerre, parmi lesquels le chasseur furtif B-2, vision rare. Des chars d’assaut étaient également mis en avant. Une militarisation, accompagnée d’une dimension politique quand le 4 juillet est traditionnellement apolitique, qui a valu à Donald Trump de nombreuses critiques. 

Joe Biden, candidat à la Maison Blanche, favori dans les sondages parmi les démocrates, a notamment dénoncé un événement "conçu plus pour satisfaire l’ego [de Trump] que pour célébrer les idéaux américains". Bernier Sanders, autre candidat, a lui pointé du doigt le coût de l’opération, quand "40 millions d’Américains vivent dans la pauvreté" (ci-dessus). Des critiques balayées par le président, qui a eu l’idée d’une telle démonstration de force après avoir assisté au défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées à Paris : "Ce sont nos avions, nous avons les pilotes, l'aéroport est juste à côté, a-t-il déclaré. On a juste besoin de carburant. Les chars et tout le reste sont à nous."

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter