VIDEO - Ces lieux qui bousculent le monde : Raqqa, le fief en sursis de Daech

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FOCUS - Régulièrement, Metronews prend le temps de s’attarder sur un coin du globe qui interpelle et influe sur l'actualité. Aujourd'hui, zoom sur la "capitale" des terroristes, vitrine de leur politique de la terreur depuis bientôt trois ans.

Depuis la reprise de Palmyre, ce qui semblait encore impossible il y a quelques semaines se profile enfin. Raqqa, cette ville syrienne devenue la capitale du califat de Daech, pourrait prochainement devenir le théâtre d'une bataille hautement stratégique. Et pour cause : elle symbolise à elle seule la mainmise des djihadistes sur le pays.

 C'est où ?
Raqqa est située dans le nord de la Syrie, sur les bords de l’Euphrate. Peuplée d'environ 200.000 habitants (avant le début de la guerre en 2009), elle aurait été fondée selon la légende par Alexandre le Grand.


 Pourquoi son nom revient revient souvent dans l'actualité ?
Avec son pendant irakien Mossoul, Raqqa constitue la "vitrine" des djihadistes. C’est là où l’organisation a créé ses tribunaux, sa police et même sa propre monnaie. "Dès le premier jour, l'EI a appliqué une politique de terreur, perpétrant des exécutions, des décapitations et des crucifixions", affirmait à l’époque via Internet un militant du groupe "Raqqa is Being Slaughtered Silently" ("Raqqa est massacrée en silence"). "Ils ont enlevé les militants, imposé le niqab (voile intégral) aux femmes, interdit les jeans et même les chaussures en couleurs", assurait-il. Même les hommes reçoivent des conseils vestimentaires, rapporte la chaîne quatari Al Jazeera : pantalons amples retroussés aux chevilles ou rentrés dans les chaussettes sont recommandés. Pour tous, la musique, à l'exception des chants religieux, est interdite. Les cartes d'identité syriennes ont été remplacés par des cartes portant le sceau du califat.

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 Le début de la fin ?
Si Daech règne toujours en maître dans la ville, la situation se serait nettement dégradée depuis l'entrée de la Russie dans le conflit. Selon les témoignages recueillis depuis la fin de l'année dernière, la cité vacillerait : les combattants, qui seraient entre 3.000 et 4.000, sont susceptibles d'être la cible de frappes de la coalition ou de tirs de drone.

 Une cible revendiquée par la France
Tout sauf un hasard : le 15 novembre 2015, en réponse aux attentats perpétrés deux jours plus tôt sur son territoire, Paris a envoyé une vingtaine de bombes sur le siège de l'État islamique situé dans la ville. Peu après la prise de Palmyre, François Hollande a réaffirmé que Raqqa était "un objectif", et qu'il était nécessaire de "soutenir toutes les forces, notamment arabes et kurdes", engagés sur ce théâtre de guerre.

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