Deux villes chinoises placées à l'isolement après l’apparition de nouveaux cas de Covid

Deux villes chinoises placées à l'isolement après l’apparition de nouveaux cas de Covid

CORONAVIRUS - Alors que l'Europe se débat face à la deuxième vague, la Chine, jusque-là très préservée, a décidé d'isoler deux villes au sud de Pékin. À Shijiazhuang, dans la province du Hebei, les dix-huit millions d'habitants sont confinés et leurs déplacements sont contrôlés.

La Chine, qui pensait avoir enrayé la pandémie, alors que la planète et ses rivaux occidentaux sont toujours englués dans la crise sanitaire, serait-elle en proie à une deuxième vague de nouveau coronavirus (Covid-19) ? Les autorités du pays ont annoncé ce samedi le renforcement des restrictions dans deux villes situées dans la province du Hebei, au Sud de Pékin, dans l'espoir d'endiguer la flambée de Covid-19 la plus grave depuis six mois dans le pays.

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À Shijiazhuang, depuis ce week-end, Pékin a suspendu le trafic du métro. La gare centrale est bouclée et les principales autoroutes ont été fermées afin "d'aider à la prévention et au contrôle de l'épidémie", ont indiqué les autorités.  Quant aux habitants de Xingtai, qui comptent d'importantes zones rurales, ils ont pour interdiction de quitter leur domicile pendant une semaine. Pour se rendre dans la  capitale chinoise, les habitants de Shijiazhuang doivent présenter un résultat de test négatif de moins de trois jours. Tous les établissements scolaires sont également fermés jusqu’à nouvel ordre pour limiter la circulation du virus.

Dans les rues, les déplacements sont contrôlés de manière stricte. "Pour rentrer chez nous, on doit montrer les codes d’accès et la carte sanitaire. Les visiteurs, quant à eux, doivent se faire contrôler leur température en plus et fournir leur nom et adresse ainsi que le but de leur visite", explique une habitante, croisée au pied d'un immeuble d'habitation. Des méthodes qui n'ont pas l'air de choquer outre mesure la population. "Il y a de nouveau une épidémie et je suis inquiète. Mais je suis aussi certaine que l’épidémie sera bientôt contenue. Restons forts et nous vaincrons", s'exclame, le poing levé, une riveraine d'un certain âge, vêtue d’une combinaison intégrale et d'un masque.

Pour mener ces tests de masse, nous prenons dix échantillons et les testons en même temps- Song Guowei, cheffe du laboratoire de médecine de l’hôpital populaire de Shijiazhuang

En parallèle, une campagne de tests massive a été menée tambour battant pendant 72 heures. "Pour mener ces tests de masse, nous prenons dix échantillons et les testons en même temps", explique Song Guowei, cheffe du laboratoire de médecine de l’hôpital populaire de Shijiazhuang. Les premiers résultats de la campagne s’avèrent plutôt rassurant. "Sur 1.251.875 personnes testées, seulement 354 sont positives au Covid-19", a indiqué le député-maire de Shijiazhuang, Ma Yuyun, lors d’une conférence de presse. Autant dire un nombre infime au regard la population de la Chine mais qui inquiète suffisamment les autorités pour instaurer des restrictions drastiques.

La Chine est parvenue dès le printemps dernier à enrayer l'épidémie qui s'est répandue depuis à la surface du globe, faisant près de 1,9 million de morts. Le pays a dénombré officiellement 4.634 morts, le dernier comptabilisé en mai. Mais lors de la semaine écoulée, le Hebei a fait état de plus de 300 contaminations, dont près de 200 asymptomatiques. Le pays compte désormais 87.000 cas de contamination cumulés depuis un an, un chiffre sans rapport avec les bilans considérables annoncés dans les pays occidentaux. Les autorités chinoises soulignent ces derniers mois que les nouvelles contaminations correspondent à des souches en provenance de l'étranger introduites par des voyageurs ou via de la nourriture surgelée. 

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Ce rebond épidémique intervient à seulement deux mois du Nouvel an chinois, où des centaines de millions de personnes voyagent à travers la Chine pour rendre visite à des amis ou à la familles. Samedi 9 janvier, le vice-ministre chinois de la Commission nationale de Santé, Zeng Yixin, s'est inquiété "d'une augmentation à cette occasion du risque de transmission" du virus. D'où les mesures draconiennes qui ont été prises ces derniers jours afin d'éviter que le virus ne viennent gâcher les célébrations. 

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