Climat, Iran... Ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron à l'ONU

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Guerre des nerfs entre l'Iran et les Etats-Unis

POLITIQUE - Après Greta Thunberg et avant Hassan Rohani, Emmanuel Macron a pris la parole à la tribune de l'ONU, ce mardi.

Le président français Emmanuel Macron, qui a rencontré longuement lundi soir le président iranien Hassan Rohani, a déclaré mardi qu'il "espérait arriver à avancer dans les prochaines heures" sur les négociations avec l'Iran. A la tribune de l'ONU, il a appelé Iran et Etats-Unis à engager des négociations afin d'éviter un "risque d'embrasement" dans la région.  La situation dans le Golfe persique s'est encore tendue après les frappes contre l'Arabie saoudite le 14 septembre, dont les Etats-Unis, puis la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont accusé l'Iran d'être responsable, ce que Téhéran dément.

"Bâtir la paix"

"Alors que faire ? Plus que jamais le temps est à la reprise des négociations entre les Etats-Unis d'Amérique, l'Iran, les signataires du JCPOA (accord sur le nucléaire iranien) et les puissances de la région concernées au premier titre par la sécurité et la stabilité de celle-ci", a-t-il déclaré à la tribune des Nations Unies. "Les objectifs de ces négociations doivent être d'abord la pleine certitude que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire, ensuite une sortie de crise au Yémen, troisièmement un plan de sécurité régionale intégrant les autres crises de la région et la sécurité des flux maritimes, enfin une levée des sanctions économiques", a-t-il proposé. "Je n'ai aucune naïveté et je ne crois pas au miracle, mais au courage de bâtir la paix et je sais que les Etats-Unis, l'Iran, que tous les signataires de cet accord ont ce courage", a-t-il assuré.

"Bâtissons ensemble cet agenda de réconciliation"

Puis, le président français a parlé climat. Et il a appelé à la "réconciliation" en France comme dans le monde, plutôt que de "rester dans le tandem de la dénonciation et de l'inaction (qui) ne mènera à rien". 

"Bâtissons ensemble cet agenda de réconciliation avec nos opinions publiques, notre jeunesse, nos entreprises, les investisseurs (...) et changeons dès à présent nos habitudes de consommateurs, de producteurs, d'investisseurs et de citoyens", a demandé le président français, qui a fait de l'écologie une priorité de la seconde moitié de son quinquennat. "Rester dans ce tandem de la dénonciation et de l'inaction ne mènera à rien, je crois très profondément que le courage de la responsabilité est de dire qu'il y a des choses que nous pouvons faire tout de suite, d'autres qui vont prendre du temps", a-t-il poursuivi. "Nous avons des peuples qui vivent dans des habitations pas parfaitement isolées et qui doivent se déplacer et polluent en se déplaçant. Nous ne devons pas les culpabiliser mais les aider à changer", a-t-il insisté. "Cet agenda de réconciliation, c'est ce que je veux mener en France, ce que nous devons bâtir en Europe et que nous devons construire ici", a-t-il martelé.

Ses déclarations à la tribune des Nations unies faisaient écho à ses critiques contre Greta Thunberg mardi matin, qu'il a jugé "très radicale" et susceptible d'"antagoniser la société", ainsi que sur les manifestations des jeunes, auxquels il a conseillé  d'agir plus concrètement que de simplement défiler dans les rues.

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Peu après cette tribune, il a annoncé avoir rencontré Hassan Rohani et Donald Trump séparément dans l'optique que les deux présidents se rencontrent. Il  a estimé que "les conditions d'une reprise rapide des négociations" avaient "été créées". "Il appartient maintenant à l'Iran et aux Etats-Unis d'Amérique de se saisir de ces conditions"

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