VIDÉO - Climat : aux États-Unis et dans le monde, les monuments illuminés de vert en signe de résistance contre Trump

ENVIRONNEMENT - Le monde s'est illuminé de vert la nuit dernière. Pour signifier leur opposition à la décision de Donald Trump de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, de nombreuses villes américaines ont éclairé leurs monuments en vert. Plusieurs pays ont suivi la même démarche pour exprimer leur mécontentement.

Donald Trump a semé la stupeur, jeudi, en annonçant le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat. Rapidement, de nombreux hommes et femmes politiques ont fait savoir leur mécontentement. Pour le signifier clairement, plusieurs maires de grandes villes américaines ont pris l'initiative d'illuminer de vert leur mairie, leurs monuments et infrastructures la nuit qui a suivi cette décision. 


Plus que leur colère, ils ont affirmé leur détermination à appliquer les objectifs fixés par l'accord de Paris. Car malgré le choix du président, les Etats américains sont plus ou moins libres d'appliquer leur propre politique. La Californie, Washington et New York ont ainsi dores et déjà annoncé "une alliance pour le climat", tandis que d'autres États ont fait savoir qu’ils poursuivraient leurs propres programmes pour réduire les émissions de gaz.

New York, Washington, Boston...

À New York, le maire démocrate Bill de Blasio, a fait éclairer la pointe du World Trade Center, le pont Kosciuszko ou encore l'Hôtel de ville. "La mairie est illuminée en vert ce soir car la ville de New York honorera les objectifs fixés lors de l'accord de Paris", déclare-t-il dans un tweet.

"La mairie est verte ce soir. Boston soutient l'environnement. Nous devons protéger notre futur", déclare de son côté le maire démocrate de Boston, dans le Massachusetts.

À Washington, c'est le Wilson Building qui est illuminé de vert. Le bâtiment abrite les bureaux et les chambres du Conseil du District de Columbia et du maire de celui-ci. Dans un tweet, la maire démocrate, Muriel Bowser, assure que la ville poursuivra son engagement envers l'accord de Paris.

Au total, 61 maires américains ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils s'engagent à poursuivre les objectifs de l'accord de Paris. "Nous allons intensifier nos efforts pour atteindre les objectifs climatiques fixés dans nos villes, impulser de nouvelles actions pour atteindre le but des 1,5 degrés celsius et travailler à créer une économie des énergies renouvelables du XXI siècle", déclarent-ils notamment. Et de poursuivre : "Le monde ne peut plus attendre, nous non plus".

Une colère étendue au monde entier

Au-delà des frontières américaines, le mouvement a également pris de l'ampleur. Dépités, plusieurs pays ont eux aussi choisi d'illuminer de vert leurs façades pour signifier leur mécontentement. À Montréal, le maire Denis Coderre dénonce le scepticisme de Donald Trump face au changement climatique. Il tweete une photo de l'Hôtel de ville tout de vert éclairé.

Le maire de Mexico, lui, déclare sur le même réseau social : "Plus que jamais, nous devons renforcer les accords de Paris et rester unis face au changement climatique".

Anne Hidalgo, elle, a également pris la décision d'éclairer l'Hôtel de ville. "Quelle que soit la décision de Trump, les villes appliquement l’accord de Paris", déclare-t-elle sur son compte Twitter.

Dans un communiqué, elle qualifie d'"erreur aux conséquences dramatiques fatale" le retrait de cet accord qui fut un "exploit diplomatique inouï (qui) n'aurait notamment jamais vu le jour sans l'implication des États-Unis d'Amérique".

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