VIDEO - Coronavirus : le blues des expatriés reconfinés de Pékin

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RECONFINEMENT - Alors que 25 nouveaux cas ont été recensés vendredi 19 juin à Pékin et que plusieurs quartiers de la capitale chinoise sont de nouveau confinés, la vie des expatriés français sur place se trouve déboussolée.

Peur sur la ville et, en conséquence, sur le monde. Sur le front de la pandémie, 25 nouveaux cas ont été recensés vendredi 19 juin à Pékin, portant à 183 le nombre des nouveaux malades recensés depuis la semaine dernière dans la capitale chinoise de 21 millions d'habitants. Ce rebond épidémique a entraîné le confinement de plusieurs quartiers entiers et le dépistage de dizaines de milliers de personnes. En parallèle, il a bouleversé les vies des expatriés français sur place.

"En quatorzaine, j'ai appris le ukulélé"

"Aujourd'hui je déménage, confie à TF1 un Romual dépité. Je crois que ça y est, je réalise que c'est fini. C'est pas facile..." Son poste a été supprimé, en raison de l'impact de la pandémie. Après huit mois à vivre en Chine, le voici contraint de plier bagages dans l'urgence. "Chaque heure est comptée pour être sûr de partir avant que les restrictions ne se durcissent, explique-t-il. Parce que si ça redevient comme il y a deux mois, on ne pourra plus sortir de la ville. Dès qu'un avion se libère, je monte."

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Jean-Laurent, un autre Français exilé à Pékin, vit mal de devoir rester coupé de sa famille, rentrée en France, et qu'il n'a plus vue depuis le mois de mars. "J'ai même laissé un peu de bazar dans la chambre des enfants, pour me sentir moins seul et garder un petit lien avec eux. Depuis, il a bien fallu que je m'occupe. En quatorzaine, j'ai appris le ukulélé", rigole-t-il en se saisissant de son instrument.

Claudia et ses quatre enfants vivent, eux, la situation inverse, privés de contact physique avec son mari, bloqué en France. "Quand on a vu tous les cas qui sont réapparus en ville, sur les marchés, pour la première fois, je me suis mise à déprimer. On se dit que tout va recommencer... C'est ça qui est dur en fait. Quand on l'a vécu une fois, on n'a surtout pas envie de le revivre." Comme il y a plusieurs mois, les enfants n'ont plus école. Pour l'heure, les autorités refusent de parler de seconde vague.

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