L'épidémie enrayée par la vaccination ? Ce que nous apprend l'exemple d'Israël

L'épidémie enrayée par la vaccination ? Ce que nous apprend l'exemple d'Israël

ESPOIR - Plus d'un tiers de la population Israélienne a reçu sa première injection du vaccin Pfizer. Avec des résultats déjà observables sur l'évolution de l'épidémie.

Dans les rues de Jérusalem, il plane comme un parfum de liberté retrouvée. Grâce aux résultats encourageants d'une campagne de vaccination intensive, les commerces rouvrent progressivement en Israël depuis dimanche dernier. À cette date,  le pays avait déjà vacciné plus de 3,4 millions de personnes, soit près de 40% de sa population, plus de deux millions d'entre elles ayant déjà reçu une seconde dose. Avec des résultats visibles : les autorités sanitaires du pays observent en effet une baisse radicale des contaminations au Covid-19 chez les personnes âgées (-30%), ainsi qu'une diminution des formes graves. 

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En revanche, les hospitalisations continuent d'augmenter chez les personnes de moins de 60 ans, faute de vaccination, comme l'atteste la courbe ci-dessous.

Cette baisse chez les séniors conforte les scientifiques dans l'idée que le vaccin s'avère une arme efficace pour enrayer l'épidémie. "En vaccinant la population de plus de 60 ans, on arrive à avoir une bonne efficacité vaccinale. C'est une confirmation de l'intérêt majeur de ces vaccins", déclare Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris, dans le reportage de TF1 en tête de cet article.

Une immunité optimale une semaine après la seconde dose

Les données israéliennes semblent par ailleurs formelles : une seule dose de vaccin BioNTech/Pfizer ne suffit pas pour que l'immunité collective s'installe dans le pays. En effet, 42% des malades de plus de 60 ans ont été contaminés alors qu'ils avaient déjà reçu une première injection du vaccin. L'immunité ne commence que le quatorzième jour après la première dose, et se révèle optimale qu'une semaine après la seconde dose. Le vaccin protège à plus de 90% à partir de ce moment-là. 

Malgré le risque des contaminations entre les deux injections, le vaccin protège contre les formes graves de Covid-19 au niveau des poumons et élimine la charge virale portée dans le nez, selon une étude publiée ce mardi. "Il serait très possible que le vaccin aide à diminuer le portage viral, donc moins de virus par personne et moins de transmission, mais c'est encore préliminaire", avance Cyrille Cohen, directeur du laboratoire d'immunologie à l'Université de Bar-Ilan. 

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Reste à déterminer si le vaccin BioNTech/Pfizer sera aussi efficace chez les jeunes, catégorie de la population la plus contaminée actuellement en Israël, qui recense au total 704.000 cas positifs. 

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