VIDÉO - Crise politique en Allemagne : Emmanuel Macron, soutien préoccupé d'Angela Merkel

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DIPLOMATIE - Allié indéfectible de l'Allemagne, Emmanuel Macron a fait part de son soutien, lundi 20 novembre, à la chancelière allemande, en grande difficulté pour composer un nouveau gouvernement. Il en a profité pour avancer ses pions pour une Europe plus ambitieuse.

La situation politique que traverse Angela Merkel en Allemagne n'est pas sans se faire remarquer de l'autre côté du Rhin. La chancelière, qui, depuis deux mois et sa victoire étriquée aux élections législatives, bataille pour créer un gouvernement, a annoncé ce lundi qu'elle actait l'échec de la formation d'une coalition avec les libéraux du FDP et les écologistes des Grünen. 

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Angela Merkel, chancelière sans coalition

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"Pas intérêt à ce que ça se crispe"

De quoi amener, lundi 20 novembre, l'Elysée à communiquer publiquement sur la confiance que la France continuait d'avoir en l'Allemagne, "un partenaire stable et fort" pour "avancer ensemble", et qu'elle continuerait "à travailler avec les autorités allemandes puisque le gouvernement reste en place" d'ici à ce que la chancelière trouve une solution. 

Mais ce message cache en partie une certaine préoccupation de la part de l'Elysée, qui craint la naissance de tensions outre-Rhin avec de nouvelles élections ou un gouvernement minoritaire au Bundestag. Ainsi Emmanuel Macron confiait à Bernard Accoyer, qu'il recevait en entretien ce lundi, que la France "n'avait pas intérêt à ce que ça se crispe", et combien il avait trouvé "dures" les déclarations de Christian Lindner, patron du FDP, qui avait déclaré "préférable de ne pas gouverner que de mal gouverner".

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Macron contre les libéraux allemands

Un commentaire loin d'être anodin quand on se souvient comment le discours sur l'Europe d'Emmanuel Macron à la Sorbonne en septembre avait été reçu par le chef du parti libéral. Ce dernier, foncièrement partisan d'une économie ordo-libérale, n'avait pas apprécié les appels à plus d'intégration européenne de la part du président français. "Nous ne voulons pas de nouveaux budgets pour des transferts financiers en Europe", avait-il déclaré, ni "un budget de la zone euro […] où l’argent atterrirait en France pour les dépenses publiques ou en Italie pour réparer les erreurs de Berlusconi".

En porte-à-faux dans ses ambitions européennes si les libéraux allemands, particulièrement stricts en matière de dépense publique et de préservation de l'excédent budgétaire allemand, devaient arriver au pouvoir, Emmanuel Macron en a profité pour prêcher pour sa paroisse. Cette situation, a ainsi commenté l'Elysée, "ne fait que renforcer la nécessité pour la France de proposer, de prendre des initiatives, de travailler à un projet européen ambitieux que nous mettrons en œuvre avec notre partenaire allemand".

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