VIDÉO - Des centaines de milliers d'Iraniens se sont déplacés pour enterrer leur ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani

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DEUIL - Akbar Hachémi Rafsanjani fut l'une des figures de la révolution islamique. Le peuple iranien lui a rendu hommage ce mardi 10 janvier à Téhéran, des foules impressionnantes ont assisté à son enterrement. Mais cette disparition affaiblit la camp réformateur et modéré du pays.

Aux côtés des hautes autorités iraniennes, le guide suprême Ali Khamenei a prononcé "la prière du mort" pour l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani. Une cérémonie religieuse qui a attiré des centaines de milliers de personnes dans la capitale iranienne. Pour permettre au plus grand nombre de personnes d’y assister, ce mardi avait été décrété férié. Les transports communs étaient également gratuits dans Téhéran.

L’homme politique était  un conservateur modéré et pragmatique qui a marqué l'histoire de son pays depuis la révolution islamique de 1979. Peu après sa mort, dimanche, à 82 ans, des suites d'une crise cardiaque, le guide avait loué un "compagnon de lutte" depuis 59 ans en dépit de leurs "différences" d'opinion.

La disparition de celui qui a occupé la plupart des plus hautes fonctions de la République islamique, dont celle de président de 1989 à 1997, est une "perte majeure" pour le président actuel Hassan Rohani, qui était son protégé et devrait briguer un second mandat de quatre ans en mai. C'est également un coup dur pour le camp réformateur et modéré qui soutient M. Rohani.

Les différences d'opinion entre conservateurs, réformateurs et modérés s'exprimaient d’ailleurs dans la foule assistant aux obsèques.

Dans une réaction exceptionnelle concernant la mort de dirigeants iraniens depuis la Révolution islamique et la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, les Etats-Unis ont présenté leurs condoléances à la famille de M. Rafsandjani.

"L'ancien président Rafsandjani a été un personnage de premier plan tout au long de l'histoire de la République islamique d'Iran", a en outre déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest. Il a ajouté qu'il ne souhaitait pas "spéculer sur les conséquences" de sa mort sur le plan politique en Iran.

L'ayatollah Khamenei devra maintenant nommer le successeur de M. Rafsandjani à la tête du Conseil de discernement, organe chargé notamment de conseiller le guide suprême. L'orientation politique de ce nouveau dirigeant sera déterminante pour l'équilibre des pouvoirs aux sein des institutions iraniennes, pour la plupart contrôlées par les conservateurs.

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