VIDÉO - Donald Trump VS le reste du monde : retour sur ses attaques les plus violentes

CLASH - Depuis son investiture le 20 janvier, Donald Trump a poursuivi sur la lancée de sa campagne : il n'épargne personne. Sauf que ses coups de sang et de colère ont désormais une portée mondiale, à l'image de sa dernière saillie contre les sportifs américains s'agenouillant durant l'hymne national. Retour sur les sorties les plus "problématiques" du président américain depuis janvier dernier.

Donald Trump contre les médias

Les médias semblent être l'une des cibles préférées de Donald Trump. Les journalistes font partie "des êtres humains les plus malhonnêtes de la Terre", disait-il en janvier dernier. Il le répète à l'envi sur son compte Twitter et en conférence de presse. "La plupart des médias, à Washington DC, mais aussi à New York et Los Angeles, ne parlent pas pour le peuple mais pour des intérêts particuliers et pour les profiteurs d'un système qui est cassé", déclarait-il en janvier dernier, lors d'une conférence de presse, l'index pointé en direction des journalistes. "Je vous dis simplement que vous êtes des gens malhonnêtes", tempêtait-il. 


Un peu plus tard, il s'en est pris violemment et de façon insultante sur Twitter à une présentatrice de télévision de la chaîne d'information MSNBC, qui venait de le critiquer avec force. "J'ai entendu Morning Joe, une émission qui fait peu d'audience, mal parler de moi (ne regardez plus)", a écrit Donald Trump dans un tweet. "Alors comment se fait-il que la folle Mika au faible QI, avec Joe le psychopathe soient venus à Mar-a-Lago trois nuits d'affilée autour du Nouvel An, et aient insisté pour me rejoindre. Elle saignait abondamment à cause d'une chirurgie esthétique au visage. J'ai dit non!", a poursuivi M. Trump.

Donald Trump contre les "people"

Après les médias, les people, son autre cible de prédilection. Durant les premiers mois de sa présidence, il s'est mis à dos une bonne grosse partie du showbiz américain, à commencer par un ancien élu Républicain, un certain Arnold Schwarzenegger. Au "petit déjeuner national de prière", un rituel de Washington qui rassemble des élus des deux bords, Donald Trump a étrillé Arnold Schwarzenegger, qui lui a succédé à la tête de l'émission de télé-réalité "The Celebrity Apprentice".


"Ils ont embauché une star du cinéma, Arnold Schwarzenegger, pour me remplacer. Et nous avons vu ce qui s'est passé, une chute vertigineuse des audiences, un désastre total", a-t-il dit. "Je veux prier pour Arnold et pour ses audiences, OK?", a-t-il ajouté, au milieu de rires de l'assistance. Ambiance. Autre cible de Trump, Snoop Dogg, après la diffusion d'un clip dans lequel ce dernier fait mine de tirer avec un pistolet pour enfants sur le président grimé en clown. "Pouvez-vous imaginer le tollé si Snoop Dogg - carrière ratée et tout ça - avait tiré sur le président Obama ? Prison !", a-t-il lancé dans un tweet matinal.

Au lendemain de la cérémonie des Oscars aucours de laquelle, il avait été moqué, il s'est fendu d'une réaction attribuant le fiasco final à l'accent mis sur la politique: "Ils se sont tellement focalisés sur la politique qu'ils ne maîtrisaient plus les choses à la fin (...) Ce n'était pas une cérémonie très glamour ", a-t-il déclaré au site d'extrême droite Breitbart News.

Donald Trump contre... les anciens de la Maison Blanche

Autre cible de Donald Trump, Barack Obama, qu'il accuse d'écoutes téléphoniques. Après la campagne, il a persisté dans ses accusations explosives, demandé une enquête au Congrès, mais a surtout suscité énormément de scepticisme sur la réalité de ces faits. 


Hillary Clinton est l'une de ses "victimes" préférées. Sa rivale démocrate à la présidentielle, qui n'a pas été poursuivie au terme d'une enquête de la police fédérale (FBI) concernant son utilisation d'un serveur privé d'emails quand elle dirigeait la diplomatie, est la cible incessante d'assauts verbaux de la part de Trump. "H la crapule a détruit des téléphones avec un marteau, 'javélisé' des emails et a fait se rencontrer son mari et la ministre de la Justice quelques jours avant d'être blanchie --et ils parlent d'entrave?" à la justice, s'est-il emporté sur Twitter.


Autre "attaque" d'un goût douteux, le 45e président des Etats-Unis a retweeté plusieurs tweets envoyés par ses sympathisants. L'un d'eux est un gif, une image animée, qui montre Donald Trump jouant au golf. Grâce à un montage, le "swing" du président est suivi d'images d'Hillary Clinton, touchée par la balle de golf qui la fait trébucher alors qu'elle monte dans un avion. "Le swing incroyable de Donald Trump #CrookedHillary" (Hillary-la-crapule), est-il écrit en légende de l'image. 

Donald Trump contre ... le monde entier

L'Iran : l'administration du président américain Donald Trump a adressé une mise en garde à l'Iran dont elle dénonce "le comportement déstabilisateur" au Moyen-Orient, citant en particulier un récent tir de missile confirmé par Téhéran. "A partir d'aujourd'hui, nous mettons officiellement l'Iran en garde", a déclaré Michael Flynn, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et ancien chef du renseignement militaire américain, sans autres précisions. Un peu plus tard, il réitère son offensive. L'Iran est le "premier Etat soutien du terrorisme" dans le monde, ont accusé les Etats-Unis dans leur rapport annuel sur le "terrorisme", le premier publié par l'administration de Donald Trump.


La Corée du Nord : selon le Washington Post, le président Trump a qualifié le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un de "fou avec des armes nucléaires" lors d'une conversation téléphonique survenue fin avril avec son homologue philippin Rodrigo Duterte. "Nous ne pouvons pas laisser un fou avec des armes nucléaires en liberté comme ça", a déclaré M. Trump à la fin de l'entretien qui a eu lieu le 29 avril.


Un peu plus tard, sur Twitter, le milliardaire a écrit un message sur le réseau social pour annoncer qu'il s'était entretenu avec son homologue sud-coréen Moon Jae-In. "Je lui ai demandé comment va Rocket Man" (l'homme-fusée), a-t-il tweeté, en faisant une référence moqueuse à Kim Jong-Un et au programme balistique de la Corée du Nord. 

Le Mexique : le nouveau président américain a déclenché la plus grosse crise diplomatique entre les deux pays depuis des années en soutenant que le Mexique financerait la construction d'un mur sur la frontière de 3.200 kilomètres, promesse emblématique de sa campagne. 


Le Canada : Donald Trump a lancé une offensive tous azimuts contre le Canada, déclarant la guerre commerciale au principal partenaire économique des Etats-Unis, en imposant des taxes sur le bois de construction et menaçant de mesures de représailles dans le secteur laitier. "Les gens ne réalisent pas que le Canada a été très dur avec les Etats-Unis. (...) Pendant des années, ils ont été plus malins que nos dirigeants", a déclaré M. Trump en ajoutant qu'il n'avait pas peur d'une guerre commerciale avec le Canada. 


Le Venezuela : Trump a menacé le Venezuela d'adopter "des mesures économiques fortes" si Caracas mettait en oeuvre son projet de modifier la Constitution, qualifiant son homologue vénézuélien Nicolas Maduro de "mauvais dirigeant rêvant de devenir dictateur".


Cuba : devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président américain a dénoncé le régime cubain "corrompu et déstabilisateur", dans un discours belliqueux au cours duquel il s'en est également pris à la Corée du Nord, à l'Iran et au Venezuela, proche allié de La Havane.

Londres :  Donald Trump s'en est pris au maire de Londres, Sadiq Khan, l'accusant de ne pas prendre au sérieux la menace terroriste, au lendemain de l'attentat au camion bélier survenu cœur de la capitale britannique. "Au moins 7 morts et 48 blessés dans un attentat terroriste et le maire de Londres dit qu'il n'y a 'pas de raison d'être alarmés!'", a tweeté Donald Trump.


Quelques heures à peine après l'explosion d'une bombe dans une station de métro du sud-ouest de Londres, le 15 septembre et alors que les investigations débutaient à peine, le président américain a décoché une flèche à la police britannique à qui il a reproché un manque d'anticipation. "Autre attaque à Londres par un terroriste raté. Ce sont des gens malades et déments qui étaient dans la ligne de mire de Scotland Yard. Il faut être proactif!" a-t-il lancé.


"Les pays tricheurs" : son combat, c'est le commerce et pour cela, Donald Trump a entamé une offensive pour transformer les règles du commerce mondial en demandant à son administration de désigner les pays responsables du déficit américain, ciblant notamment la Chine, mais aussi plusieurs pays européens. "Nous ne pouvons plus avoir d'énormes déficits commerciaux (...) et des pertes d'emplois", a-t-il mis en garde. Les pays visés sont la Chine, l'Allemagne, le Japon, le Mexique, l'Irlande, le Vietnam, l'Italie, la Corée du Sud, la Malaisie, l'Inde, la Thaïlande, la France, la Suisse, Taiwan, l'Indonésie, le Mexique et le Canada. 


L’Otan : le président américain, qui se rendait pour la première fois au siège de l'Alliance atlantique à Bruxelles, l'a jugée "obsolète" et affirmé que les pays membres qui "ne paient pas leurs factures (...) devraient partir". Il a affirmé que l'Otan "coûte trop d'argent" aux Etats-Unis qui paient "une part disproportionnée".

Donald Trump contre le sport américain

Avant de s'en prendre à Stephen Curry et de susciter une vague d'indignation d'une ampleur sans précédent dans le monde du sport US, Donald Trump s'en était pris au Championnat de football américain (NFL), appelant à "virer" les joueurs qui "manquent de respect" au drapeau américain.  Il visait, sans le nommer, l'ancien "quarterback" des San Francisco 49ers, Colin Kaepernick, qui a déclenché en août 2016 une polémique nationale en refusant de se lever pendant l'hymne américain diffusé avant chaque rencontre, pour protester contre plusieurs meurtres de Noirs par des policiers blancs. Kaepernick, 29 ans, est sans équipe depuis l'expiration de son contrat en mars. "Nous sommes fiers de notre pays, nous respectons notre drapeau", a dit M. Trump lors d'un discours vendredi dans l'Alabama (sud). "Est-ce que vous n'aimeriez pas voir un de ces propriétaires (d'équipe) de NFL dire, quand quelqu'un manque de respect à notre drapeau, 'sortez-moi ce fils de pute du terrain, il est viré, viré!'+".

Dimanche, dans les 14 matches de NFL, plus de 150 joueurs ont posé un genou à terre et nombre d'entre eux se tenaient par les bras durant l'hymne américain, traditionnellement interprété avant le début de la rencontre où joueurs et public se tiennent debout, la main droite sur le coeur. Certains joueurs noirs ont également levé le poing, imitant le geste des deux athlètes afro-américain gantés durant les jeux Olympiques de 1968. "Super solidarité pour notre hymne national et pour notre pays. Se tenir debout par les bras c'est bien, s'agenouiller c'est inacceptable", avait tweeté M. Trump dans la foulée.

 

Même chose pour la NBA qui a essuyé les tirs de Donald Trump. "Aller à la Maison Blanche est considéré comme un grand honneur pour une équipe du championnat. Stephen Curry hésite, donc l'invitation est retirée", a déclaré samedi le président américain dans un message sur Twitter à l'adresse du meneur-vedette des Golden States Warriors, vainqueur de la finale du Championnat de basket-ball (NBA). Stephen Curry avait déclaré qu'il ne se rendrait pas à la Maison-Blanche afin d'assister à la traditionnelle réception en l'honneur des vainqueurs.  

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