VIDÉO - Donald Trump qui demande aux policiers de "ne pas être trop gentils" ? C'était une blague répond la Maison Blanche...

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RÉTROPÉDALAGE - Vendredi dernier, Donald Trump créait un nouveau "bad buzz" en appelant les policiers américains à ne pas être "trop gentils" avec les suspects. Après avoir essuyé de nombreuses critiques, jusqu'au sein même des forces de l'ordre, la Maison Blanche a répliqué qu'il s'agissait ... d'une "blague".

Une simple blague. C'est en ces termes que la Maison Blanche a balayé d'un revers de la main l'énième polémique créée par Donald Trump. On rembonine : le 28 juillet dernier, face à un parterre de policiers réunis à Long Island, dans l'Etat de New-York, le président américain s'était fait remarqué pour ses propos (une nouvelle fois) controversés. Après avoir critiqué une législation trop laxiste et fustigé la lutte contre les gangs, jugée trop molle, il avait demandé aux forces de l'ordre de ne pas être "trop gentils" avec leurs suspects. 


"Comme lorsque vous mettez quelqu'un dans la voiture et que vous protégez sa tête", avait-il indiqué à titre d'exemple. "Vous savez, la façon dont vous mettez la main au-dessus pour qu'il ne se cogne pas alors qu'il vient de tuer quelqu'un. Je vous le dis, vous pouvez retirer votre main, d'accord?". Pour toute réaction, il avait reçu des applaudissements et des rires appuyés.

Ça renforce les stéréotypes très négatifs sur la police que nous essayons de surmonterL'ancien commissaire en chef de Philadelphie

Une scène ahurissante que ses opposants ont condamnée dans la foulée, estimant que le président américain incitait tout bonnement à la violence policière. Et ils ne sont pas les seuls. De nombreux départements de police voire de simples policiers ont vivement réagi. Les forces de l'ordre de Gainesville, comme d'autres avant eux, ont ainsi souligné qu'ils rejetaient "ces remarques" et continueraient "à servir avec respect". 


L'ancien commissaire en chef de Philadelphie, Charles Ramsey, s'est quant à lui emporté au micro de CNN, ce lundi : "J'ai été très affecté la première fois que j'ai entendu ces déclarations", a-t-il dit, "parce que ça renforce les stéréotypes très négatifs sur la police que nous essayons de surmonter. Comme le fait que la police abuserait régulièrement de la force ou que nous violerions les droits constitutionnels des gens." La police de New-York, la fameuse NYPD, regrette aussi ce message "irresponsable" et "non professionnel". Un véritable camouflet.

Pour enfoncer le clou, Jessica Lustig, journaliste au New York Times, a également ironisé sur le fait que l'ancien chef de la police de Suffolk, soit le comté où se déroulait ce rassemblement de policiers, était justement actuellement sous les verrous ... pour violence policière.


Pour sa défense, l'ancien département de police du désormais délinquant a indiqué sur Twitter qu'il suivait "des procédures et des règles strictes concernant la gestion des prisonniers et que (leurs) violations étaient traitées avec un grand sérieux". 

Depuis l'intervention de Donald Trump, la Maison Blanche était restée muette face aux questions des journalistes. Ce lundi et pour la première fois, elle a daigné un commentaire. "Je pense que c'était une blague", a répondu la porte-parole Sarah Huckabee Sanders à un journaliste le questionnant sur ce sujet. Avant de quitter la salle de conférences, sans un mot de plus. Elle aurait peut-être pu ajouter une "mauvaise" blague.

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