27 migrants décédés au large de Calais : ce que l'on sait

27 migrants décédés au large de Calais : ce que l'on sait

ACCIDENT - Mercredi, la mort de 27 migrants dans le naufrage de leur embarcation dans la Manche, près de Calais, a provoqué une onde de choc à Londres et Paris.

Le naufrage d'une embarcation de migrants au large de Calais, dans la Manche, a eu lieu mercredi. Au moins 27 migrants ont été retrouvés morts. Ils souhaitaient rejoindre l'Angleterre depuis la France. C'est un pécheur qui a découvert une quinzaine de corps flottant en début d'après midi. Parmi les victimes se trouvent 17 hommes, sept femmes et "trois jeunes", a précisé à l'AFP la procureure de Lille, Carole Etienne. 

Deux rescapés sont "soignés et dont les jours sont malheureusement également en danger", a indiqué, sur place, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur. L'un serait de nationalité somalienne, l'autre est irakien. Le bilan est encore provisoire. Trois bateaux et hélicoptères ont participé aux recherches, qui ont été interrompues avec le début de la nuit. 

Avant ce naufrage, le bilan des décès depuis le début de l'année s'élevait à trois morts et quatre disparus. En 2020, six personnes avaient trouvé la mort et trois autres avaient été portées disparues. Quatre décès avaient été recensés en 2019. 

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Crise des migrants : naufrage meurtrier au large de Calais

Cinq arrestations après le naufrage

Quatre passeurs suspectés d'être "directement en lien" avec le naufrage ont rapidement été arrêtés, a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "Je veux ici dire que les premiers responsables de cette ignoble situation sont les passeurs", a-t-il ajouté. Ce jeudi, le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'un cinquième passeur suspect avait été interpellé la nuit dernière.

La Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lille a été saisie de l'enquête, ouverte pour "aide à l'entrée et au séjour irréguliers en bande organisée", "homicide et blessures involontaires" et "association de malfaiteurs". L'épave a été saisie et sera examinée pour éclaircir les causes du naufrage, a indiqué la procureure de Lille.  

Des réactions du côté de la France et du Royaume-Uni

Emmanuel Macron a exprimé sa "compassion" et "le soutien inconditionnel de la France", aux familles des victimes et a assuré que "tout sera mis en œuvre pour retrouver et condamner les responsables". "La France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière", a-t-il ajouté.

"Le naufrage survenu dans la Manche est une tragédie. Mes pensées vont aux nombreux disparus et blessés, victimes de passeurs criminels qui exploitent leur détresse et leur misère", a écrit, de son côté, Jean Castex, le Premier ministre sur Twitter. Ce dernier a convoqué une réunion d'urgence interministérielle à ce sujet, ce jeudi matin à 8h30 à Matignon. 

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin a appelé depuis Calais à "une réponse internationale coordonnée très dure". "La réponse doit évidemment venir aussi de Grande-Bretagne", a-t-il également lancé en réponse à Boris Johnson.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre britannique s'était dit "choqué, révolté et profondément attristé" à la suite du naufrage de cette embarcation. Boris Johnson avait assuré vouloir "faire plus" avec la France pour décourager les traversées illégales. "Nous avons eu des difficultés à persuader certains de nos partenaires, en particulier les Français, d'agir à la hauteur de la situation, mais je comprends les difficultés auxquelles tous les pays sont confrontés", avait-il affirmé sur la chaîne britannique Sky News. Dans la soirée, il a échangé par téléphone avec Emmanuel Macron. 

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