Trump "n'a pas une haute opinion" de Macron, selon son ex-conseiller à la sécurité

Trump "n'a pas une haute opinion" de Macron, selon son ex-conseiller à la sécurité

DIPLOMATIE - Donald Trump a peu d’estime pour Emmanuel Macron, à en croire l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président américain John Bolton. Les deux dirigeants n’avaient pourtant pas manqué d’afficher leur bonne entente lors de leurs premières rencontres.

Voilà qui ne va pas arranger la relation entre les deux chefs d’Etat, déjà souvent faite de hauts et de bas. D’après John Bolton, l'ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, le président américain n’a "pas une haute opinion" de son homologue français Emmanuel Macron, et ce malgré les marques ostensibles d'amitié affichées par les deux dirigeants lors de leurs premières rencontres. 

"Il n'a pas une haute opinion de lui", a déclaré lundi John Bolton sur la radio RTL à l'occasion de la sortie en France de son livre explosif, "La pièce où ça s'est passé : 453 jours dans le Bureau ovale avec Donald Trump". "Macron a essayé de flatter Trump. Ça, c'est une stratégie qui a souvent fonctionné. Mais je ne pense pas que Trump se soit laissé impressionner par Macron", a-t-il ajouté.

Déjà début octobre, c’est sur France Info que l’ancien conseiller déclarait "Je ne pense pas que Trump respecte vraiment Macron", se désespérant à propos de son président : "Je crois, en fait, qu’il y a de nombreux dirigeants étrangers qu’il ne respecte pas."

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Poignées de mains

Prenant le contre-pied de nombreux homologues européens, Emmanuel Macron avait d'abord multiplié les honneurs et les amabilités envers le président des Etats-Unis. Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois en mai 2017, à Bruxelles. Leur échange, qualifié de "pragmatique", "constructif", "chaleureux" par le président français, avait été marqué par une poignée de main ferme pour ne pas dire intense, qui avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque. "Ma poignée de main avec lui, ce n’est pas innocent", confiait d’ailleurs ensuite Emmanuel Macron à la presse.

Peu après, Donald Trump était reçu en grande pompe à Paris à l’occasion du défilé du 14 juillet. Là encore, les deux présidents se sont serrés la main, cette fois pendant 29 longues secondes. Puis en avril 2018, la visite d’Etat de Macron aux Etats-Unis avait été la première d’un dirigeant étranger sous la présidence de Trump. Durant cette séquence, le président Trump a épousseté une pellicule, peut-être imaginaire, de la veste de son invité. Pour John Bolton, c'était "exactement un jeu de supériorité".

"Tout ce qu'il touche devient de la merde"

La bonne entente affichée a peu à peu laissé apparaître des failles, à mesure que plusieurs dossiers engendraient des crispations et des tensions : le retrait américain de l’accord de Paris sur le climat, et le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, notamment. Sur le dossier iranien, John Bolton raconte ainsi dans son livre que Donald Trump s’est agacé de voir son homologue français demander des concessions américaines sans rien exiger en échange de la part de Téhéran. "Le 8 août, il me dit à propos de Macron : 'Tout ce qu’il touche devient de la merde'", témoigne l’ancien conseiller. 

Moins insultante certes, mais lourde de sens à la lumière des propos de John Bolton, Donald Trump a commis le week-end dernier une bourde (à moins que la gaffe ne soit volontaire), en déclarant : "J’aime beaucoup le Premier ministre Macron". Pour une déclaration d’amour convaincante, il faudra repasser.

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