VIDEO - En Italie, de violents affrontements en marge des manifestations contre le couvre-feu

VIDEO - En Italie, de violents affrontements en marge des manifestations contre le couvre-feu

CORONAVIRUS - Des milliers de manifestants ont contesté la fermeture prématurée des restaurants et des bars en Italie lundi soir. La violence des affrontements avec les policiers s'est accrue. Une personne est blessée, plusieurs ont été arrêtées.

Depuis ce week-end, des rassemblements mouvementés ont eu lieu dans plusieurs villes italiennes. La fermeture des restaurants et des bars à partir de 18h et de tous les théâtres, cinémas et salles de sport pendant un mois, ne passe pas. Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues pour contester ce couvre-feu que la crise sanitaire exige. 

Les violences se sont accrues avant de dégénérer lundi soir. Dans le nord du pays d'abord, à Milan, des centaines de manifestants ont affronté les policiers qui ont tenté de les disperser avec des tirs de gaz lacrymogène. In fine, ce sont de nombreuses dégradations matérielles qui ont été recensées : tramways vandalisés, poubelles incendiées, deux-roues renversés et vitrines caillassées. 

A côté de Turin, toujours dans le nord de l'Italie, des incidents similaires ont éclaté alors que la manifestation avait débuté de manière pacifique. 300 chauffeurs de taxis tentaient d'attirer l'attention sur leurs difficultés économiques consécutives à la crise du tourisme. Les manifestants ont lancé des bombes fumigènes et des bouteilles. L'une d'elles a blessé un photographe. Les policiers ont utilisé des canons à eau et interpellé cinq manifestants. 

Vous pouvez m'arrêter, je ne fermerai plus !- Propriétaire d'un restaurant à Pesaro, en Italie.

Dans le centre-est du pays ensuite, non loin de Saint-Marin dans la petite ville portuaire de Pesaro, la police est intervenue dans un restaurant dont le propriétaire avait convié 90 personnes à dîner pour exprimer son refus de fermer à 18h. "Vous pouvez m'arrêter, je ne fermerai plus", a-t-il lancé. 

Enfin dans le sud de la botte, à Naples, plusieurs milliers de personnes ont quant à elles réclamé la démission du président de la région Campanie, Vincenzo De Luca, avant de se disperser. Des affrontements sporadiques entre jeunes manifestants masqués et policiers se sont néanmoins poursuivis tout au long de la soirée. 

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Alors que l'Italie a déjà été très durement affectée par deux mois de confinement au printemps, son Premier ministre, Giuseppe Conte, présente mardi des mesures de soutien aux secteurs d'activité et professions les plus touchés par ces nouvelles restrictions. Le pays devrait connaître sa plus grave récession économique depuis la Seconde Guerre mondiale. 

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