VIDÉO - En Syrie, des dizaines de milliers de civils fuient la Ghouta et Afrine

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EXODE - 20.000 personnes ont fui jeudi la Ghouta orientale, une zone de la banlieue de Damas ciblée par l'armée syrienne depuis un mois. À l'autre bout de la Syrie, 30.000 personnes ont évacué Afrine, une ville occupée par les kurdes et bombardée par l'armée turque.

Des mouvements de réfugiés massifs ont actuellement lieu en Syrie. Deux zones sont particulièrement concernées : la Ghouta orientale, en banlieue de la capitale Damas, au sud du pays, et la ville d'Afrine, près de la frontière turque, au nord. Environ 50.000 personnes ont fui ces deux villes ciblées par des bombardements.


La Ghouta orientale, assiégée depuis 5 ans par l'armée syrienne et ses alliés, est ciblée par des bombardements quotidiens depuis un mois. Le régime de Bachar Al Assad a déjà repris à 70 % cette zone occupée par divers groupes rebelles, au prix de destructions massives et de la mort de nombreux civils. 1.260 personnes dont plus de 250 enfants ont été tuées depuis le début de l'offensive, et près de 5.000 ont été blessés. Jeudi, 20.000 personnes ont fui ce qu'il reste de la Ghouta. 

Alors que des soupçons d'attaque chimique planent sur le régime syrien, la communauté internationale a échoué à faire respecter un cessez-le-feu à la Ghouta. Les Etats-Unis ont accusé jeudi la Russie d'être "moralement complice et responsable des atrocités d'Assad". Pour le général H.R. McMaster, conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, il est nécessaire d'imposer à Moscou des mesures "politiques et économiques sérieuses".

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Au nord de la Syrie, l'offensive turque sur l'enclave kurde d'Afrine se poursuit

Au nord de la Syrie, un autre front oppose cette fois l'armée turque aux forces kurdes qui occupent la ville d'Afrine, forcant 30.000 civils à quitter la zone. Depuis le 20 janvier, Recep Tayyip Erdogan cherche à chasser les combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) de cette zone frontalière qui borde la Turquie.


Le président turc considère que les YPG sont des alliés du PKK, un parti kurde classé comme terroriste. Les YPG réclament un soutien politique aux pays occidentaux, mettant en avant leur rôle dans la lutte contre le groupe État islamique. 

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