Pour leur première rencontre, Trump et Bolsonaro affichent leur unité

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DIPLOMATIE - Le président américain a rencontré ce mardi son homologue brésilien. L'occasion pour Donald Trump d'affirmer que les relations entre les Etats-Unis et le Brésil n'avaient jamais été meilleures... et de critiquer les médias.

Deux complices. Après avoir échangé les amabilités par médias interposés, Donald Trump et Jair Bolsonaro ont enfin eu l'occasion de se rencontrer ce mardi à Washington. L'occasion pour louer une proximité sans précédent entre les Etats-Unis et le Brésil, sur fond de "fake news" et de crise au Venezuela.


"Vous faites un travail fantastique, vous avez rassemblé votre pays", a lancé le président américain sous un grand soleil, depuis les jardins de la Maison Blanche. "J'ai toujours admiré les Etats-Unis et cette admiration est devenue encore plus forte après votre prise de fonction", a répondu le président brésilien, se disant convaincu que le milliardaire serait réélu en 2020.

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Un statut d'allié non-membre de l'Otan pour le Brésil ?

Au-delà d'une passion commune pour les tweets et d'un goût revendiqué pour la provocation, l'ancien magnat de l'immobilier et l'ex-parachutiste sont à l'unisson sur nombre de sujets, de leur rejet du multilatéralisme à la dénonciation de l'accord de Paris sur le climat. Soulignant combien les deux pays pourraient se rapprocher, Donald Trump s'est dit prêt à accorder au Brésil le statut d'allié majeur non-membre de l'Otan et a même évoqué, à la stupeur générale, une possible adhésion de la première puissance économique d'Amérique latine à l'Alliance atlantique.


Le président brésilien, parfois surnommé "Trump des tropiques", a depuis son arrivée au pouvoir le 1er janvier affiché un pro-américanisme très marqué qui tranche avec la tradition de la diplomatie brésilienne, qui s'efforçait de se tenir à égale distance des grandes puissances. "Regardez les journaux télévisés, je les appelle Fake News", a lancé le magnat de l'immobilier avant de souligner qu'il était "très fier" d'avoir entendu son homologue brésilien utiliser cette expression quelques minutes plus tôt.

"Je me souviens encore de Pelé"

Sans surprise, les deux hommes ont affiché leur unité sur le Venezuela, faisant encore monter la pression sur le président Nicolas Maduro dont ils réclament avec force le départ depuis qu'ils ont reconnu l'opposant Juan Guaido comme président par intérim. "Nous appelons les militaires vénézuéliens à mettre fin à leur soutien à Maduro", a une nouvelle fois lancé Donald Trump, évoquant de possibles sanctions supplémentaires "beaucoup plus dures" contre Caracas. "Toutes les options sont sur la table", a-t-il redit, tout en restant évasif sur une éventuelle intervention militaire. "Ce qui se passe au Venezuela est honteux". 


Un peu plus tôt, devant les journalistes, les deux hommes avaient échangé des maillots des équipes de football de leur pays: "Je me souviens encore de Pelé", a lancé l'américain, louant les qualités de la Seleçao. Pour Donald Trump, cette visite devait être l'occasion de tourner la page d'une séquence difficile entre l'échec du sommet de Hanoï avec le leader nord-coréen Kim Jong Un et le camouflet d'un vote du Congrès sur son projet de mur à la frontière avec le Mexique.

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