"Merde, je lui ai tiré dessus" : une policière confond son arme à feu avec son taser et ravive les tensions à Minneapolis

"Merde, je lui ai tiré dessus" : une policière confond son arme à feu avec son taser et ravive les tensions à Minneapolis

BAVURE POLICIÈRE - Alors que le procès du policier qui a étouffé George Floyd en mai dernier, est toujours en cours, un homme noir a été tué à Minneapolis par une policière avant-hier. Une bavure ravivant les tensions dans cette ville encore très marquée par la mort de George Floyd.

L'histoire se répète et la tension monte à Minneapolis. Depuis dimanche soir et malgré le couvre-feu, des centaines de manifestants se sont réunis devant un commissariat de la ville et crient le nom de la victime Daunte Wright. Un jeune afro-américain âgé de 20 ans, abattu par une policière lors d'un banal contrôle routier à Brooklyn Center, près de Minneapolis, dans le nord des États-Unis.

Toute l'info sur

Mort de George Floyd : l'indignation mondiale

L'affligeante banalité avec laquelle a été tué ce jeune homme ajoute un degré supplémentaire dans la colère. Contrôlé pour un problème de plaque d'immatriculation, la police s'aperçoit qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt et décide de l'interpeller. Sur la vidéo prise par la caméra embarquée d'une policière, on voit la voit saisir son arme à feu qu'elle prend pour son taser. Elle crie d'ailleurs le mot "taser" à plusieurs reprises et tire un coup mortel au jeune homme qui décède sur le coup. Puis elle s'exclame très naturellement, "oh merde je lui ai tiré dessus."

Une erreur qui "sonne faux"

La police qualifie sa mort d'"accidentelle" et soutient que Kim Potter, une agente expérimentée, avait confondu son arme de service et son Taser, un pistolet à impulsion électrique censé être moins létal qu'une arme à feu.

"Une erreur ? Ça sonne faux, cette agente avait 26 ans de service", a commenté Aubrey Wright, le père de Daunte, la voix entrecoupée de sanglots, interrogé avec son épouse par la chaîne ABC News. 

"Un accident" qui ravive la colère dans une ville choquée et meurtrie par le décès de George Floyd le 25 mai 2020 et alors que se déroule le procès de son auteur présumé, le policier Derek Chauvin, accusé de l'avoir tué en restant agenouillé sur son cou pendant près de dix minutes. Sa mort avait déclenché des mois de manifestations et d'émeutes dans tout le pays dénonçant le racisme et la brutalité policière.

Si Joe Biden a appelé au calme, l'ancien président des États-Unis, Barack Obama a, lui, réagi dans un communiqué. Confiant avoir le "cœur lourd", il demande à ce qu'une "enquête complète et transparente" soit faite et appelle à "repenser la police et la sécurité publique dans ce pays".

La politique américaine vous intéresse ? Alors découvrez notre podcast "Far West"

Écoutez ce podcast sur votre plateforme d'écoute préférée : 

- Sur APPLE PODCAST

- Sur SPOTIFY

- Sur DEEZER

Après une campagne électrique et la défaite de Trump, plongez dans l’ère Biden avec Magali Barthès, spécialiste des questions internationales sur LCI et ses invités.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Un morceau de fusée chinoise continue sa chute vers la Terre, sans que l'on sache sa destination

Météo estivale pour quasiment tout le monde ce week-end, des pointes à 32°C attendues !

EN DIRECT - Covid-19 : le nombre de patients en réanimation poursuit sa baisse

Avignon : qui était le policier abattu ?

Nick Kamen, l'ex-protégé de Madonna, est mort à 59 ans

Lire et commenter

LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.