VIDÉO - Explosion d'un immeuble en Russie : le bébé retrouvé est "dans un état stable", le bilan passe à 37 morts

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RUSSIE - Un bébé de 10 mois a été retrouvé vivant, mardi 1er janvier, au milieu des gravats d'un immeuble effondré après une explosion dans la ville russe de Magnitogorsk. Son état est stable. Le bilan, toujours provisoire, faisait état de 37 morts jeudi matin.

Au cœur du drame, un miracle. Au lendemain de l'effondrement d'un immeuble de dix étages dans la ville industrielle de Magnitogorsk, à quelque 1.700 kilomètres à l'est de Moscou, dans les montagnes de l'Oural, les secouristes ont retrouvé un bébé vivant. 


Le nourrisson âgé de 10 mois, qui a passé plus de 35 heures sous les décombres dans un froid glacial (autour de - 20°C), respirait correctement mais présentait de graves blessures quand les secouristes l'ont découvert. Pris en charge, il a été hospitalisé et devait subir une série d'examens. Selon le ministère russe de la Santé, l'enfant, qui est actuellement dans un "état extrêmement grave mais stable" et souffre de "graves engelures, d'un traumatisme crânien et de plusieurs fractures aux jambes", sera évacué à Moscou pour y être soigné dans une des meilleures cliniques pour mineurs.


D'autres occupants du bâtiment, soufflé par une explosion de gaz lundi, n'ont pas eu la même chance. Le bilan provisoire était ainsi de 37 morts jeudi matin, dont six enfants.

Six personnes dont deux enfants ont pu être sauvés

Six personnes ont été sorties vivantes des décombres, dont deux enfants. Après des heures d'opérations, les secouristes avaient toutefois dû interrompre temporairement mardi la recherche de dizaines de disparus dans l'immeuble en raison des risques d'effondrement du bâtiment, ont indiqué les autorités. Les travaux pour stabiliser les murs pourraient prendre jusqu'à 24 heures, les équipes de secours démantelant le bâtiment de l'extérieur, suspendus à des grues. Quatre autres personnes sont toujours portées disparues.


Près de 1.100 personnes habitaient ce bâtiment en béton construit en 1973, à l'époque soviétique. Un immeuble comme il en existe des dizaines de milliers en Russie. L'explosion a complètement détruit 35 appartements et en a endommagé 10 autres. Les résidents restés sans abri ont été évacués vers une école voisine.

Drapeaux en berne

Le gouverneur de la région Boris Dubrovski a décrété une journée de deuil pour le mercredi 2 janvier, avec drapeaux en berne et annulation des spectacles de divertissement, la catastrophe plongeant la Russie dans une atmosphère sombre au moment où se déroulent traditionnellement autour du Nouvel An les plus grandes festivités de l'année.


Le président Vladimir Poutine s'est rendu lundi immédiatement sur les lieux, où l'explosion a laissé des centaines de résidents sans abri par un temps glacial. Mardi, il s'est entretenu au téléphone avec les responsables des secouristes pour tous les "remercier", selon le service de presse du Kremlin, cité par les agences de presse russes.


Située dans la région de l'Oural riche en minerais, Magnitogorsk, qui compte 400.000 habitants, abrite l'une des principales aciéries du pays.


Les enquêteurs ont ouvert une enquête criminelle sur l'accident. Le service de sécurité du FSB a confirmé que l'explosion était le résultat d'une explosion de gaz.

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