VIDÉO - "C'était si calme que je pouvais entendre ma respiration" : une survivante de la fusillade en Thaïlande témoigne

VIDÉO - "C'était si calme que je pouvais entendre ma respiration" : une survivante de la fusillade en Thaïlande témoigne

TÉMOIGNAGE - Rescapée de la tuerie, qui a fait 29 morts et une quarantaine de blessés, samedi 8 février à Korat en Thaïlande, Partiya Aree raconte s'être cachée dans un magasin du centre commercial, où l'assaillant s'était retranché. Elle a assisté au siège sanglant à travers les moniteurs des caméras de surveillance.

Elle a vu sa vie défiler devant ses yeux. Partiya Aree est l'une des rescapées de la fusillade, qui a fait 29 morts et une quarantaine de blessés, samedi 8 février à Nakhon Ratchasima - ville autrefois connue sous le nom de Korat -, au nord-est de la Thaïlande. 

Cette enseignante de 29 ans, mère d'un petit garçon, s'est cachée avec 21 autres personnes dans un magasin du centre commercial, où l'assaillant, un jeune adjudant-chef de l'armée Jakrapanth Thomma, s'était retranché après avoir dévalisé un arsenal. Trois jours après la pire tuerie de l'histoire du pays, elle raconte ce qu'elle a vécu de l'intérieur. 

Il regardait tout le temps à gauche et à droite- Partiya AREE, une des rescapées de la tuerie

"Le personnel de Daiso (un magasin à prix unique, ndlr) nous a dit de nous cacher dans le bureau du magasin. Du coup, on regardait les vidéos des caméras de surveillance avec la vue en face de la boutique", témoigne Partiya Aree, qui assiste alors à travers les écrans au périple sanglant du soldat dans les allées du centre commercial, où il a résisté toute la nuit. "Il se tenait devant, en uniforme militaire et avait le visage couvert. Il tenait une arme et regardait tout le temps à gauche et à droite. Tout le monde est resté calme. Lumières et climatisation éteintes. C'était si calme que je pouvais entendre ma respiration."

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Des coups de feu ont retenti au lever du jour. L'officier subalterne de l'armée a été abattu vers 9h (heure locale) par des commandos d'élite des forces de sécurité. La menace écartée, les forces de l'ordre ont libéré des dizaines de clients paniqués et choqués. Le groupe de Partiya Aree a réussi à s'échapper, escorté par la police. La jeune femme explique avoir alors poussé un ouf de soulagement. "On s'est enlacés et on a dit : "on est saufs." D'autres n'ont malheureusement pas eu autant de chance.

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