VIDÉO - G20 : qui sont les Black Blocs, ces groupuscules anarchistes au coeur des violences à Hambourg ?

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CONTESTATION - La police de Hambourg a demandé vendredi des renforts pour faire face aux nombreuses manifestations anti-G20 qui se déroulent dans la ville et auxquelles participent notamment les Black Blocs. Mais qui sont-ils ? Quel message veulent-ils faire passer ? LCI fait le point.

Voitures incendiées, jets de pavés, vitrines de magasins endommagées : de nouveaux heurts ont éclaté ce vendredi en marge du sommet du G20 à Hambourg. En plusieurs endroits de la ville, notamment aux carrefours stratégiques conduisant vers le centre de congrès où se tient le forum, des rassemblements, sit-in et chaînes humaines sont organisés. En tout, près de 20.000 policiers sont déployés dans la ville allemande pour assurer la sécurité des chefs d'Etat présents.


Selon les autorités, jusqu'à 100.000 manifestants devraient battre le pavé sur plusieurs jours. Et les inquiétudes sont d'autant plus vives que Hambourg est un bastion de la contestation violente. Parmi les manifestants, on retrouve ainsi de nombreux Black Blocs. Mais qui sont-ils ? Pourquoi descendent-ils dans la rue ? Décryptage.

Ils sont apparus "à Berlin-Ouest au cours de l'hiver 1980"

Les Blacks Blocs sont des groupuscules de militants anarchistes ou autonomes à ranger parmi l'extrême-gauche. Dans son livre Pour un nouvel art politique, l'historienne Dominique Baqué affirme qu'ils sont apparus "à Berlin-Ouest au cours de l'hiver 1980, souvent issus des squatts, libertaires et anarchistes, prônant l'appropriation violente des biens matériels produits par le capitalisme".  Dissimulés sous des cagoules ou des masques, vêtus de noir, ces militants s'infiltrent régulièrement dans des cortèges de manifestants déclarés partout en Europe avant de se disperser ensuite pour en découdre avec la police. Côté nationalité, on retrouve des Allemands, mais aussi des Anglais, des Grecs et même des Français.


Leur cible favorite : les G20 et G7. Pourquoi ? Interrogé par Le Parisien, Olivier Cahn, maître de conférence à l'université de Cergy-Pointoise, évoque trois raisons :  ils veulent être "au centre de l'attention médiatique" ; "plusieurs des pays participants du G20 ont une presse assez libre pour pouvoir parler de ces incidents" et ces sommets incarnent pour eux "l'ennemi", c'est à dire le "libéralisme à l'échelle mondiale".

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