VIDÉO - Après l'incendie du camp de migrants à Lesbos, 500 personnes relogées à la hâte

Une semaine après l'incendie qui a ravagé celui de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, un nouveau camp de migrant a été installé à la hâte.
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HÉBERGEMENT D'URGENCE - Près d'une semaine après l'incendie qui a ravagé le plus grand camp de migrants d'Europe, à Moria, sur l'île grecque de Lesbos, quelque 500 personnes ont pu être relogées dans un nouvel emplacement.

Une solution temporaire pour parer à l'urgence. Malgré la ferme opposition des élus locaux, le gouvernement grec a fait installer des centaines de tentes dans un centre d'enregistrement de Kara Tepe. Un lieu destiné à accueillir, sous cinq jours, la plus grande partie des 12.000 occupants - dont 4.000 enfants - de l'ancien camp de migrants de Moria, ravagé par un violent incendie la semaine dernière, sur l'île de Lesbos.

Mais de nombreux réfugiés sont eux aussi opposés à cette relocalisation, qui ne change rien à leurs problèmes. Pour la énième fois, dimanche, des manifestations ont ainsi secoué la localité de Moria, parfois violemment. La revendication principale des protestataires : leur transfert vers la Grèce continentale, dans l'espoir de voir avancer plus vite les dossiers de demandes d'asile. 

De meilleures conditions de vie ?

Il faut dire qu'à Lesbos, ils sont, de l'avis général, dans une voie sans issue avec des conditions sanitaires déplorables, dénoncées depuis plusieurs années par le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés et les ONG. Refusant d'aller s'entasser dans un nouveau centre, ils préfèrent d'ailleurs le plus souvent dormir en plein air ou dans des bâtiments désaffectés. Et leur errance ne cesse d'alimenter les tensions avec une partie de la population locale.

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Les enregistrements vont toutefois se poursuivre à Kara Tepe tout au long de cette semaine. Mais les autorités préviennent : en pleine pandémie de Covid-19, des restrictions de circulation, comme la fermeture nocturne du camp, vont être imposées. Elles assurent aussi que la sécurité et les conditions sanitaires seront en nette amélioration par rapport à ce qui existait à Moria depuis 2015.

Le ministre grec des migrations, Notis Mitarachi a estimé auprès de l'AFP que "200 personnes" étaient susceptibles d'être contaminées par le coronavirus parmi les demandeurs d'asile.   

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