Harcèlement sexuel à Google : des milliers de salariés manifestent devant le siège mondial

International

Toute L'info sur

#BalanceTonPorc, le hashtag qui réveille les consciences contre le harcèlement

HARCELEMENT SEXUEL - Des milliers d'employés de Google ont manifesté, ce jeudi 1er novembre, à travers le monde. Leur objectif : dénoncer la gestion des affaires de harcèlement sexuel qui ont éclaté au sein du géant d'Internet.

Des "Googlers" en colère. Ce jeudi 1er novembre, des milliers de salariés du siège mondial de Google, en Californie ont manifesté pour dénoncer la gestion du harcèlement sexuel au sein de leur entreprise. A travers le monde, des milliers d'autres manifestants se sont également mobilisés. 

A Mountain View, ces salariés étaient rassemblés entre les nombreux bâtiments du campus, le "Googleplex", en pleine Silicon Valley, berceau des géants du web. "Douze ans chez Google, et je n'ai jamais vu une foule aussi nombreuse. Fier d'être là pour soutenir la justice et la transparence", a notamment commenté sur Twitter un salarié, Ken Norton.

Lire aussi

"Don't be evil"

Non loin de là, à San Bruno, ce sont des employés de la plate-forme vidéo YouTube, propriété de Google, qui ont eux aussi cessé le travail pour se rassembler par centaines devant leurs locaux. Même chose à San Francisco, où des centaines de salariés se sont rassemblés en centre-ville. Sur certains panneaux, on pouvait lire "Don't be evil" ("Ne pas faire le mal"), le slogan historique du groupe. De Singapour à New York, en passant par Dublin et Londres, plusieurs milliers d'employés au total ont manifesté de la même manière.

L'ampleur de ce mouvement social est historique. Tout est parti d'un article du New York Times paru la semaine dernière. Le quotidien affirmait que Google avait couvert ces dernières années une série de cas de harcèlements sexuels impliquant des hauts responsables, dont Andy Rubin, qui aurait quitté le groupe en 2014... avec une indemnité de 90 millions de dollars. Le principal concerné a depuis nié ces allégations. 

Le patron de Google Sundar Pichai avait indiqué peu après, sans donner de noms, que le groupe avait renvoyé 48 salariés, dont treize hauts responsables, pour harcèlement sexuel au cours des deux dernières années. Il a précisé qu'aucun d'entre eux n'avait reçu d'indemnités de départ.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter