"Il s'est passé des choses en mon absence ?" : Obama toujours aussi cool pour sa première apparition officielle depuis qu'il a quitté la Maison Blanche

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COME BACK - Après trois mois de vacances, l'ancien président américain Barack Obama est sorti de son silence lundi pour lancer la nouvelle phase de sa carrière : encourager une nouvelle génération d'Américains à s'engager en politique. Il n'a pas évoqué Donald Trump.

Retour aux affaires, mais en douceur. Attendu lundi soir à l'Université de Chicago (nord), Barack Obama a été accueilli par une standing ovation de près de 500 étudiants dans un auditorium de la faculté. L'ancien président des États-Unis, qui a quitté la Maison Blanche le 20 janvier dernier pour laisser sa place à Donald Trump, est apparu détendu et tout sourire, sans cravate, se permettant une plaisanterie en introduction : "Il s'est passé des choses en mon absence?"

Puis l'ancien président, âgé de 55 ans, a expliqué la cause qu'il avait choisie pour la suite de sa vie publique. "La chose la plus importante que je puisse faire est d'aider à préparer la prochaine génération de leaders à prendre le relais pour tenter de changer le monde", a-t-il déclaré, avant d'animer une conversation avec six jeunes gens assis à ses côtés sur scène, principalement des lycéens et étudiants de Chicago.

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Emu aux larmes, Barack Obama fait ses adieux à l'Amérique

Notre taux de participation aux élections est l'un des plus bas de toutes les démocratiesBarack Obama

M. Obama, qui n'avait fait aucun discours ni donné aucune interview depuis son départ, a déploré l'influence de l'argent et des groupes d'intérêts en politique, les redécoupages partisans des circonscriptions électorales ou encore la polarisation croissante des médias, regrettant que des gens se déclarent impuissants ou résignés. "Notre taux de participation aux élections est l'un des plus bas de toutes les démocraties, a dit l'ancien président. Les seuls à pouvoir résoudre ce problème ce sont les jeunes, la prochaine génération".


Il a déclaré vouloir prendre le problème à la source en abattant les obstacles à l'engagement politique. "Si on y parvient, tout se passera bien. Je suis toujours incroyablement optimiste", a-t-il insisté, interrogeant chaque étudiant sur leurs expériences et engagements, pendant plus d'une heure. Aux jeunes qui l'écoutaient, il a aussi glissé ce conseil : "Soyez un peu plus circonspects avec vos selfies et vos photos", plaisantant sur le fait qu'il n'aurait peut-être pas été élu président si des photos existaient de sa période de lycée, quand il fumait du cannabis.

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Ce faisant, il n'a pas prononcé une parole sur son successeur, même de manière détournée, et aucune question ne lui a été posée sur le nouveau locataire de la Maison Blanche. Avant cela, Obama s'était simplement contenté d'écrire une dizaine de tweets et quelques communiqués, notamment pour défendre sa grande loi sur la santé, menacée par les républicains, et pour réfuter les allégations de son successeur sur une mise sur écoute de la Trump Tower pendant la campagne électorale. Mais il s'est abstenu de tout commentaire direct sur l'action du milliardaire républicain.


Le 25 mai prochain, Barack Obama doit participer à une conversation publique sur la démocratie avec la chancelière Angela Merkel à Berlin, à la porte de Brandebourg, à l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme protestante.

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