VIDÉO - Invasion du Capitole : pourquoi certains pro-Trump l'attribuent aux antifascistes

VIDÉO - Invasion du Capitole : pourquoi certains pro-Trump l'attribuent aux antifascistes

ÉTATS-UNIS - Après les émeutes au siège du Congrès américain, certains sympathisants du président sortant ont crié au complot. Quelques heures avant l'investiture de Joe Biden, les équipes de TF1 racontent comment ces pro-Trump se réfugient dans le déni.

Dans ce comté rural de Virginie, dans le sud-est des États-Unis, où nous nous sommes rendus, 72% ont voté pour Donald Trump lors des dernières élections présidentielles. Lorsque l'on parle aux habitants de l'invasion du Capitole du 6 janvier par des milliers de manifestants pro-Trump, leurs réactions se révèlent étonnantes. Ces pro-Trump affirment que les émeutes dans ce haut lieu de la démocratie américaine s'avèrent un coup monté visant à discréditer les sympathisants du président sortant. "Les émeutiers étaient des antifascistes ou des militants Black Lives Matter. Des gens fous qui ont prétendu être des soutiens de Donald Trump", s'insurge une fonctionnaire pro-Trump.

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Le Capitole envahi par des partisans de Donald Trump

Des semaines après l'invasion du Capitole par des milliers de manifestants favorables à Donald Trump le 6 janvier, ces soutiens du milliardaire rencontrés soutiennent que les émeutiers étaient des électeurs de gauche déguisés en Trumpistes. "C'était planifié par le parti des démocrates pour nous nuire", affirme une sympathisante. Dans les espaces de discussions en ligne, plusieurs photos truquées sont présentées comme des "preuves" de la présence d'extrême gauche. 

Bien qu'aucun élément crédible ne vienne encourager cette pensée, la théorie du complot s'est répandue comme une traînée de poudre aux États-Unis. Plus grave encore, la fausse information a été reprise par l'élu républicain de Floride Matt Gaetz affirmant qu'une société de reconnaissance faciale aurait identifié deux militants de gauche parmi les émeutiers. 

Ils pensent que tout le monde est contre eux- Jean-Eric Branaa, spécialiste des États-Unis

Les années Trump ont vu l'explosion des théories complotistes alimentées par les "fake news" (fausses informations) prononcés par le locataire de la Maison-Blanche. Dernièrement, celui-ci avait été jusqu'à hurler à la fraude à la suite du dernier scrutin. Résultat ? 65% des Républicains l'ont cru sur parole. "On voit le complot s'installer depuis les années Trump. Pendant quatre ans, le président a mis en place une stratégie de victimisation générale. Ces sympathisants pensent que tout le monde est contre eux", souligne Jean-Eric Branaa spécialiste des États-Unis au micro de LCI. 

Ces discours complotistes ont été dynamisés par les réseaux sociaux ayant joué un rôle majeur pendant la campagne présidentielle. En plus de cette plateforme, certains médias américains comme Fox News - dont les éditorialistes sont fortement Trumpistes - ou encore la chaîne ultraconservatrice et pro-armes One America News Network (OAN) encouragent ce type de discours. "Il y a un effet de masse car tout le monde autour des Pro-Trump déclarent la même chose", estime le spécialiste. 

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D'autres sympathisants de Donald Trump déplorent les actions au Capitole mais refusent de reconnaître la responsabilité de leur candidat. "Si je vous dis de casser une vitre, vous allez le faire ? Non, vous avez votre libre-arbitre, on n’ordonne pas aux gens de faire des choses si terribles. Ce n'est pas la faute de Trump", a déclaré Cliff, un ancien policier en Virginie. Une telle confiance qu'il pourrait parfaitement voter à nouveau pour lui. 

Comment expliquer cette fidélité aveugle à Donald Trump ? "Les pro-Trump sont sous emprise. Souvent ce sont de braves gens, j'en connais certains", rapporte Jean-Eric Branaa avant d'ajouter qu'"ils ont créé une bulle". Et cette bulle est encore importante puisque la popularité du président sortant oscille entre "33 et 39%"aux États-Unis". Autant d'individus qui vont se sentir orphelins après le départ de leur héros." Les Pro-Trump vont devenir malheureux. Il y a un sevrage à faire... Ils avaient trouvé une famille", conclut le spécialiste. L'investiture du nouveau président américain Joe Biden aura lieu ce mercredi 20 janvier. 

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