"Israël a le droit de se défendre" : Biden a parlé avec Netanyahu et espère une résolution rapide du conflit

"Israël a le droit de se défendre" : Biden a parlé avec Netanyahu et espère une résolution rapide du conflit

CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN - Joe Biden a affirmé son soutien à Benyamin Netanyahu dans le conflit israélo-palestinien qui fait rage au Proche-Orient. Le président des États-Unis s'est entretenu au téléphone avec son homologue israélien, plaidant pour une "désescalade de la violence".

Joe Biden apporte son soutien à Benyamin Netanyahu dans le conflit israélo-palestinien. Le président américain s'est entretenu par téléphone avec le Premier ministre israélien ce mercredi, près l'annonce de l'envoi d'un émissaire en Israël et dans les Territoires palestiniens. Au Proche-Orient, les tensions ont fait plus de 60 morts depuis lundi 10 mai. "J'ai eu un échange avec Bibi Netanyahu", a déclaré Joe Biden depuis la Maison Blanche. "Mon espoir est que la situation soit résolue aussi rapidement que possible, mais Israël a le droit de se défendre quand des milliers de roquettes sont tirées vers son territoire", a-t-il ajouté.

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Hady Amr, haut responsable du département d'État américain chargé des affaires israéliennes et palestiniennes, aura pour mission d'exhorter "au nom du président Biden à une désescalade de la violence", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken devant la presse. Il devait quitter Washington dès mercredi pour aller s'entretenir avec de hauts responsables israéliens et palestiniens, a ajouté un responsable américain sans plus de précisions.

Le secrétaire d'État s'est par ailleurs entretenu lui aussi au téléphone mercredi avec Benyamin Netanyahu, auquel il a "réitéré son appel à toutes les parties en faveur d'une désescalade des tensions et pour mettre fin à la violence". Tout en confirmant "le soutien ferme des États-Unis au droit d'Israël à se défendre", il a aussi "souligné la nécessité pour les Israéliens et les Palestiniens d'être en mesure de vivre en sécurité" et de "jouir dans la même mesure de la liberté, de la sécurité, de la prospérité et de la démocratie".

Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin s'est lui entretenu avec son homologue israélien Benny Gantz pour appeler également "toutes les parties impliquées" à "prendre des mesures pour ramener le calme". La nouvelle flambée de violences, la plus intense depuis sept ans, a fait plus de 60 morts des deux côtés dans les tirs de roquettes du mouvement islamiste Hamas et les frappes israéliennes, dont plus de 50 à Gaza, parmi lesquels au moins 14 enfants, et six en Israël.

Une action à l'échelle régionale ?

Devant la presse, Antony Blinken a de nouveau condamné les attaques du Hamas vers Israël "avec la plus grande fermeté", mais il a aussi estimé que "tout décès de civils" était "une tragédie". "Je pense qu'Israël a un devoir supplémentaire d'essayer de faire tout son possible pour éviter les victimes civiles, même s'ils ont le droit de défendre leur population", a déclaré Antony Blinken, soulignant que les images d'enfants palestiniens morts étaient "déchirantes". "Les Palestiniens ont le droit à la sécurité", a-t-il ajouté. "Je souligne la nécessité de mettre fin aux attaques à la roquette et à la désescalade des tensions", a-t-il encore tweeté dans la nuit de mercredi à jeudi.

Face aux critiques quant à l'attitude de l'administration de Joe Biden, souvent accusée d'être en retrait sur le dossier israélo-palestinien, le secrétaire d'État a assuré que les États-Unis étaient "pleinement impliqués" auprès de "toutes les parties, y compris les Palestiniens", même s'il n'a pas voulu préciser la nature des contacts avec les dirigeants palestiniens. "La chose la plus importante maintenant, c'est que toutes les parties cessent la violence, engagent une désescalade", a-t-il insisté.

Un responsable américain sous couvert de l'anonymat a confirmé que les États-Unis étaient en train de multiplier les contacts avec d'autres acteurs de la région, notamment l'Égypte et la Jordanie, pour obtenir des résultats. "Le Caire a les mêmes intérêts que nous en faveur d'une désescalade", "nous continuons à nous coordonner étroitement", a-t-il dit.

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