VIDÉO - Au front avec les soldats de la force Barkhane au Mali

VIDÉO - Au front avec les soldats de la force Barkhane au Mali
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DOCUMENT - Durant cinq jours, les équipes de TF1 ont suivi les membres des forces françaises de l'opération Barkhane dans leur traque des terroristes. Entre missions de reconnaissance et opérations militaires.

La lutte antiterroriste n'est pas finie. Elle se joue, depuis 2013, au Sahel. Là, dans cette bande de sable immense, la force Barkhane multiplie les opérations sur terrain qui a vu 13 d'entre eux périr dans un accident d'hélicoptère à la fin du mois de novembre. 

Le combat contre les djihadistes devrait même s'intensifier, la France et les pays membres du G5 Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) ont annoncé la semaine dernière, une série de mesures destinées à contrer rapidement les groupes armés. Parmi elles, la création d'une "coalition pour le Sahel". 

En attendant sa mise en place, nos équipes ont suivi les militaires français de l’opération Barkhane au Mali. Durant cinq jours, elles sont restées dans les pas de ces soldats qui traquent les terroristes au milieu d’un désert immense et hostile. 

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Isolé et gigantesque, le Sahel est devenu, en quelques années, un repère de terroristes. Les soldats que nous avons suivis sont originaires de Moselle. Ils s'appellent Jocelyn, Antonin, Rémi ou encore Benjamin. Il s'agit de leur troisième mission dans le désert malien. Une opération qui va durer quinze jours. 

Des missions éprouvantes

Les militaires cheminent en rang serré, à bord d'une quarantaine de véhicules au milieu de la poussière, ennemie jurée de la mécanique. Avançant à une allure de 10 km/h, le convoi se heurte à des pannes régulières et parfois à de la casse. Ici, c'est l'essieu d'un camion blindé qui a cédé. "Lorsqu'il y des trous ou des gros cailloux, cela arrive assez souvent", explique un soldat français. 

Reste qu'il leur faut progresser sur ces pistes. Et parfois savoir s'en éloigner. "Ça permet de réduire la menace IED", précise un autre militaire. Les IED, "Improvised Explosive Device" en anglais, sont des engins explosifs improvisés, l'un des autres nombreux dangers auxquels les soldats font face. Dans cette région où les terroristes ont déjà commis des exactions, le risque est permanent et il faut déminer souvent. 

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A l'heure d'installer le bivouac, les véhicules forment un cercle, empêchant toute intrusion. Les lits de camps se déplient et se montent, une douche de fortune est installée. Les soldats se relaient alors au poste de garde pour sécuriser le campement de nuit. Nuit qui sera courte. De fait, à peine cinq heures plus tard, il leur faudra repartir en direction d'un hameau. Ils ont été informés que des terroristes s'y cachent. "Ils savent se dissimuler, passer dans la population, parfois ils sont très jeunes. C'est compliqué de discerner", analyse un militaire. 

On sait que les groupes armés terroristes piègent les cadavres- Un militaire aux équipes de TF1

Méticuleusement, les militaires s'affairent, fouillent les huttes. "On sait que les groupes armés terroristes piègent les cadavres. On va faire intervenir le génie, pour vérifier ça", lance un soldat devant un corps allongé. Une ruse. L'homme se relève est tente, comme un autre, de prendre la fuite, avant d'être rattrapé. Aucune arme, ni munition ne sera retrouvé. 

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Dans un autre village, lors d'un mission de reconnaissance, ce sont quatre hommes qui attirent l'attention des soldats. Ils sont fouillés. Leurs téléphones sont épluchés dans les moindres détails. Pour l'un des militaires, explorer les portables des suspects est essentiel pour les identifier : "Le téléphone nous dit tout". Les explications de ces quatre hommes, confuses, ne convainquent pas les soldats. L'un d'eux, reconnu comme djihadiste, est d'ailleurs embarqué pour être interrogé sur une base militaire. Lors de cette opération, près de quinze suspects seront arrêtés ou neutralisés. 

Au total, 4500 hommes forment la force Barkhane, auxquels il faudra bientôt ajouter les 220 militaires français envoyés par Paris pour renforcer la force militaire française.

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