VIDÉO – Le nord de la Chine enveloppé dans un brouillard de pollution

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AIRPOCALYPSE - Le nord de la Chine est actuellement recouvert d'un épais brouillard de pollution. Réduction de la visibilité, impossibilité pour les avions de voler, risques sanitaires, difficultés de circulation... les conséquences sont multiples et impactent directement la vie des habitants.

Un brouillard à couper au couteau. Dans le nord de la Chine, la province de Shanxi doit faire face ce dimanche à une épaisse brume, gênant la visibilité. Un caprice de la météo ? Non, il s’agit bel et bien de pollution. Le phénomène, impressionnant s'il en est, porte même un nom qui ne souffre d'aucune équivoque : on parle alors "d'airpocalypse". 


Ainsi, plusieurs sites de construction mais aussi des usines connues pour polluer l’air ont été contraints à fermer temporairement leurs portes dans les zones urbaines. De leur côté, les automobilistes ont été priés de se plier à la circulation alternée. 


Dans la province d’Hebei, le brouillard est tel qu’il ne permet pas de voir à plus de 100 mètres. En toute logique, les autorités ont donc demandé par mesure de précaution la fermeture de plusieurs autoroutes. Dans la ville de Chengdu, c’est le trafic aérien qui s’est retrouvé perturbé par le phénomène. De nombreux avions n’ont ainsi pas pu quitter le tarmac et un peu plus de 4000 voyageurs ont été bloqués au sein de l’aéroport international de la ville.

Paris/Pékin, même combat ?

Alors que de son côté Paris connaît un pic de pollution atmosphérique jugé "très intense" par les autorités depuis 4 jours, peut-on pour autant comparer la situation de la capitale à ce qui se passe actuellement en Chine ?  Comme le soulignait déjà  Le Monde en 2015, les méthodes servant à mesurer la qualité de l’air varient d’un pays à l’autre. Difficile donc de comparer des indices basés sur des calculs différents. 


Toujours dans les colonnes du quotidien, Jean-Félix Bernard, président de AirParif, association de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France, expliquait alors : "Après une bonne pluie, Pékin peut s’avérer moins pollué que Paris après quatre jours d’anticyclone. Mais sur la pollution de fond, Paris, bien que souvent au-dessus des seuils réglementaires, est loin d’atteindre les mêmes niveaux que Pékin, Téhéran ou New Dehli". 


Selon le classement de la qualité de l’air établit par l’OMS et publié fin 2016, certaines des villes les plus polluées au monde se situeraient au Pakistan et au Nigéria. 

En vidéo

L'indice de pollution reste préoccupant ce dimanche en Île-de-France

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