"Le seuil de l'irréversible a été franchi" : Macron reprend le cri d'appel de 15.000 scientifiques sur le changement climatique

"Le seuil de l'irréversible a été franchi" : Macron reprend le cri d'appel de 15.000 scientifiques sur le changement climatique

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#MAKEOURPLANETGREATAGAIN - Le chef de l'Etat a pris note de l'appel des 15.000 scientifiques sur les conséquences catastrophiques du réchauffement climatique, publié lundi 13 novembre, et appelé la communauté internationale à agir pour le respect de l'accord de Paris, en dépit du retrait des Etats-Unis.

C'est sur un ton grave qu'Emmanuel Macron a pris la parole, mercredi 15 novembre, à l'occasion de la Conférence de l'ONU sur le climat, à Bonn. Deux jours après l'appel particulièrement alarmant de plus de 15.000 scientifiques dans les colonnes du Monde, expliquant qu'il était "déjà trop tard", le président français a repris à son compte cet appel : "Depuis 25 ans, chaque année, depuis le sommet de Rio en 1992, la communauté scientifique nous envoie des messages d'alerte. Les 15.000 scientifiques qui ont à nouveau écrit il y a quelques jours l'ont encore rappelé : le seuil de l'irréversible a été franchi."

Et de citer quelques exemples, notamment l'ouragan qui a frappé Saint-Martin, détruisant considérablement l'île antillaise et faisant quatre morts. Mais au-delà du passé, le Président français, qui avait revêtu ses habits de sauveur de la planète en dépit d'une contestation qui monte en France pour son manque d'empressement à sortir du nucléaire ou à interdire des substances néfastes comme le glyphosate, s'est tourné vers l'avenir.

"Nous avons des objectifs ambitieux, l'accord de Paris. Un point de départ, certes, mais sur lequel nous ne lâcherons rien". Une nécessité, convient le Président Macron. Alors que le but est de limiter d'ici 2100 le réchauffement à "1,5°", "nous sommes aujourd'hui au-dessus de 3°", presse-t-il. "Si nous continuions comme aujourd'hui, nous acceptons tacitement et collectivement la disparition de bon nombre de populations ici représentées."


Et de presser, ensuite, la communauté internationale pour qu'elle se mobilise sur le respect de cet objectif. L'occasion d'un nouveau tacle à Donald Trump, après sa décision de faire sortir les Etats-Unis de l'accord de Paris. Le tout en faisant un peu d'ingérence : "Ce que je souhaite, c'est que les villes et le secteur privé américains s'engagent pour compenser intégralement le retrait de leur gouvernement de l'accord de Paris." Un engagement auquel ont déjà souscrit nombre d'Etats américains, de New York à  Washington en passant par la Californie... ou Pittsburgh, ville industrielle par excellence.

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