VIDEO - Les Pussy Riot violemment attaquées par la police à Sotchi

VIDEO - Les Pussy Riot violemment attaquées par la police à Sotchi

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DROITS DE L'HOMME - Le groupe contestataire russe Pussy Riot a diffusé jeudi sur YouTube son dernier clip anti-Poutine, tourné dans le centre de Sotchi. Lors du tournage, elles ont été violemment prise à partie par la police.

C'est ce que l'on peut appeler un retour en force. A peine sorties de prison, les Pussy Riot "récidivent" et frappent le régime de Vladimir Poutine en plein cœur. Toujours en musique, le groupe contestataire a exprimé son opposition au président Russe au centre de Sotchi, en plein Jeux Olympiques, en tournant un clip diffusé sur YouTube jeudi. Ce qui leur a valu d'être violemment prises à partie par la police. 

Cette chanson, intitulée "Poutine va vous apprendre à aimer la patrie", est la première depuis la libération fin décembre des deux Pussy Riot Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, après 21 mois de détention pour une "prière punk" contre Vladimir Poutine.

"La Russie condamnée à six ans de camp"

Dans leur clip à Sotchi, alliant critiques et dérision, les Pussy Riot se déhanchent devant des anneaux olympiques - symbole des Jeux chers à Vladimir Poutine - et apparaissent, couvertes de "balaclavas", des cagoules de différentes couleurs devenues leur marque de fabrique, devant un grand mur au fond bleu flanqué du symbole des JO, "Sochi 2014".

Les paroles de la chanson critiquent vivement les violations des droits de l'homme en Russie. "Dans les camps ils vont vous apprendre comment crier, comment obéir et saluer les chefs", chantent-elles. "La Russie a été condamnée six ans de camp", chantent-elles encore, en allusion au mandat présidentiel de Poutine. Et ce refrain, "Poutine va vous apprendre à aimer la patrie", répété en chœur.

Les deux jeunes femmes se trouvent à Sotchi depuis plusieurs jours en compagnie d'autres supporteurs du groupe. Elles ont été interpellées et retenues par la police pendant plusieurs heures mardi , et battues mercredi par des membres des services de sécurité cosaques, des hommes aux idées très patriotiques venus grossir les rangs des dizaines de milliers de militaires et policiers en charge de la sécurité des Jeux. Visiblement sur les dents, ces derniers n'ont pas hésité à asperger les activistes de gaz lacrymogène et à les frapper à coups de fouet.

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