Un an après l'explosion à Beyrouth, un enfant libanais sur trois est toujours traumatisé

La douleur et la colère se font encore sentir au Liban, un an après l'explosion du port de Beyrouth. L'enquête, elle, piétine toujours et la reconstruction avance péniblement.

DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE - L'Unicef rapporte qu'au Liban, une famille sur trois a des enfants présentant encore des signes de traumatisme, un an après l'explosion gigantesque survenue au port de Beyrouth.

Plus de 200 morts dont 6 enfants, au moins 6500 blessés et des quartiers entiers de Beyrouth dévastés. C'est le terrible bilan de la catastrophe qui a touché la capitale libanaise le 4 août 2020. 

S'inquiétant de l'impact de cette tragédie sur la santé mentale des enfants, le Fonds de l'ONU pour l'enfance (Unicef) a mené une enquête en juillet auprès de 1200 familles. Selon son rapport, publié à la veille du premier anniversaire de l'explosion, une famille sur trois, soit 34% des sondés, a des enfants montrant encore des signes de détresse psychologique. "Dans le cas des adultes, la proportion atteint près d'une personne sur deux (45,6 %)", peut-on aussi lire.

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"Un an après les événements tragiques, la vie des enfants reste profondément affectée", a regretté Yukie Mokuo, représentante de l'Unicef au Liban. Au cours de l'année écoulée, le Liban a également dû faire face à la pandémie du coronavirus et à une crise économique sans précédent, qualifiée par la Banque mondiale comme l'une des pires à l'échelle mondiale depuis 1850. 

"Ces familles ont du mal à se remettre des conséquences de l'explosion survenue au pire moment possible – au milieu d'une crise économique dévastatrice et d'une pandémie majeure", a ajouté Yukie Mokuo, s'inquiétant des difficultés financières des familles pour répondre aux besoins de leur progéniture.

De nombreuses familles ont toujours besoin d'aides

"La vie des enfants est en danger alors que la crise qui s'aggrave laisse la plupart des familles incapables de subvenir à leurs besoins de base", a-t-elle ainsi prévenu. En juillet, l'Unicef avait déjà tiré la sonnette d'alarme, indiquant que la quasi-totalité des familles ayant réclamé de l'aide à la suite de l'explosion ont toujours besoin de soutien, notamment d'aides en espèces et en nourriture.

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Toujours selon l'Unicef, beaucoup de personnes ayant perdu leur emploi à cause de l'explosion sont également toujours au chômage, alors que le Liban est en proie à une paupérisation à grande échelle, une inflation galopante et des pénuries en tout genre, face à l'inertie des autorités.

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