"On ne va pas se taire" : la colère de la famille de trois pompiers disparus à Beyrouth

"On ne va pas se taire" : la colère de la famille de trois pompiers disparus à Beyrouth
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TÉMOIGNAGES - Le 4 août dernier, des explosions survenues au port de Beyrouth, au Liban, ont causé la mort d'au moins 171 personnes, 30 personnes étant toujours portées disparues. Parmi elles, trois pompiers de la même famille. Pour leurs proches, l'espoir de les revoir en vie est mince et la faute incombe aux autorités libanaises.

Depuis une semaine dans le port de Beyrouth, les secouristes cherchent les dernières victimes sans relâche, jour et nuit. Selon un nouveau bilan communiqué ce mardi par le ministère de la Santé, l'énorme double explosion qui a dévasté la ville a causé la mort d'au moins 171 personnes. Parmi celles qui sont toujours portées disparues, trois pompiers, Najib Hitti, 27 ans, son cousin Charbel, 22 ans, et son beau-frère Charbel Karam, âgé de 37 ans. La vie de cette famille s’est figée il y a tout juste une semaine. Depuis, ses membres attendent des nouvelles de leurs proches. 

Toute la famille habite le village de montagne de Qartaba, au nord-est de Beyrouth. Dans la chambre de son grand-frère, Antonella puise le courage qu’il lui faut pour combler l’absence de ses proches. "C’est la veste de Najib. Je la porte pour le sentir et pour avoir la force que Najib a, je suis très fière de lui", explique-t-elle les larmes aux yeux au micro de TF1 dans le reportage en tête de cet article, avant de confier ses doutes sur le fait que ses proches soient toujours en vie : "Vivants, j’en doute. Mais on attend encore pour en être sûrs."

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Devant la caméra de TF1, la famille souhaite adresser un message à la communauté internationale et à la France en particulier, pointant du doigt le régime en place au Liban : "La seule chose qui nous soulagerait, c’est qu’un pays comme la France nous aide à nous débarrasser de nos politiques, on ne veut rien d’autre." Rita, mère de Najib et de la femme de Charbel, souhaite le même sort aux politiques en place : "Dans le feu, comme mes enfants." Elle accuse notamment le président libanais Michel Aoun de n’avoir rien fait pour éviter la catastrophe.

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La démission du gouvernement survenue lundi ne suffit pas à calmer la colère de la famille endeuillée. "Même si le temps passe, on n’oubliera jamais, on ne va pas se taire. Au contraire, on va descendre dans la rue. Révolution, révolution, révolution", martèle Antonella, le regard empli de détermination. Un combat pour juger les responsables de la catastrophe et panser les plaies encore douloureuses d’une famille et de tout un peuple.

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