Licences de pêche post-Brexit : la France pose un ultimatum de huit jours à Londres

Licences de pêche post-Brexit : la France pose un ultimatum de huit jours à Londres

DIPLOMATIE - La France prendra des mesures de "réplique", voire de "rétorsion", dans huit jours si le Royaume-Uni n'accorde pas plus de licences aux pêcheurs français, a assuré mercredi soir le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune.

Paris durcit le ton. Dans l'impasse depuis de longues semaines avec le Royaume-Uni sur la question des licences de pêche, le gouvernement français passe à la vitesse supérieure. Mercredi, Clément Beaune a menacé les Britanniques de mesures restrictives en cas de non-résolution du conflit d’ici à huit jours. 

"D'ici à peu près huit jours, nous annoncerons des mesures de réponse, de réplique, de rétorsion le cas échéant, nationales ou européennes, si nous n'avons pas de signaux britanniques concrets sur la question des licences", a affirmé le secrétaire d'État français aux Affaires européennes devant le Sénat. "Nous avons été très patients, trop patients (...) Les Britanniques ne veulent pas donner un certain nombre de licences non pas parce qu'ils manquent d'informations, mais parce qu'ils ont fait ce choix politique", a-t-il assené. 

La réduction des livraisons d'électricité à Jersey et la mise en place de restrictions dans le secteur des services financiers ou de la recherche font parties des mesures envisagées. 

L'accord post-Brexit, conclu in extremis à la fin de l'année dernière entre Londres et Bruxelles, prévoit que les pêcheurs européens puissent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques. Pour cela, ils doivent obtenir une licence, accordée s'ils peuvent prouver qu'ils y pêchaient auparavant. 

Plusieurs pays concernés

Toutefois, Français et Britanniques se disputent sur la nature et l'ampleur des justificatifs à fournir, notamment dans certaines zones (zone des 6-12 milles des côtes britanniques et îles anglo-normandes). Depuis le Brexit, Londres et Jersey ont ainsi accordé au total un peu plus de 200 licences définitives, alors que Paris en réclame encore 244. "Ce n'est pas un problème français (...) C'est un problème européen", a souligné Clément Beaune en rappelant que la Belgique et l'Irlande étaient aussi concernées. "Nous mobilisons nos partenaires européens", a-t-il ajouté.

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Onze pays, dont la France qui appelait à un front européen contre Londres après les décisions britanniques sur les licences de pêche, ont signé lundi une déclaration commune critiquant les réponses du Royaume-Uni dans ce dossier. Outre la France, l'Allemagne, la Belgique, Chypre, l'Espagne, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède sont les autres signataires.

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