VIDÉO - Venezuela : le président Maduro promet une "punition maximale" après l'attaque de drones explosifs

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ATTAQUE - Sept membres de la Garde nationale bolivarienne ont été blessés par des explosions, samedi, à Caracas en marge d'une cérémonie militaire. L'action a été revendiquée sur les réseaux sociaux par le "Mouvement national des soldats en chemise", jusque-là inconnu. Le président Maduro a promis une "punition maximale".

Un bruit sourd. Une tribune officielle qui lève les yeux au ciel, paniquée. Des militaires qui quittent leur alignement parfait et courent dans un mouvement de panique. Les images ont été diffusées en direct à la télévision vénézuélienne, samedi 4 août, alors que le président Nicolas Maduro donnait un discours. La retransmission a été interrompue quelques instants plus tard. "Il s'agit d'un attentat contre la personne" du chef de l'Etat, a déclaré le ministre vénézuélien de la Communication Jorge Rodriguez, affirmant que l'attaque avait été menée avec des drones chargés d'explosifs. L'un aurait "détoné à proximité de l'estrade présidentielle", d'autres en plusieurs endroit de la parade militaire. Selon lui, sept militaires ont été blessés et hospitalisés. Dans le même discours, M. Maduro a promis une "punition maximale" à  l'encontre des auteurs de l'attaque. "Il n'y aura pas de pardon", a-t-il assuré, faisant également fait état de plusieurs arrestations.

Il a assuré que Nicolas Maduro était "complètement indemne" et était "en réunion permanente avec le haut commandement politique, avec les ministres et avec le haut commandement militaire". "Aujourd'hui, on a essayé de m'assassiner", a par la suite affirmé le chef de l'Etat, désignant l'auteur des faits selon lui. "Je n'ai pas de doute que le nom de Juan Manuel Santos est derrière cet attentat", a-t-il poursuivi lors d'une allocution télévisée, pointant du doigt "l'extrême droite" - expression désignant l'opposition vénézuélienne - et son homologue colombien. Des accusations rejetées en bloc par Bogota qui les a qualifiées d'"absurdes". Le président a également accusé des personnes vivant selon lui aux Etats-Unis. "Les premières investigations nous indiquent que plusieurs des financiers (de l'attentat, ndlr) vivent aux Etats-Unis, dans l'Etat de Floride", a-t-il avancé. "J'espère que le président Donald Trump est disposé à combattre les groupes terroristes", a-t-il ajouté. 

L'action a été revendiquée sur les réseaux sociaux par le "Mouvement national des soldats en chemise", jusque-là inconnu. "Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n'aient pas de médicaments, que la monnaie n'ait plus de valeur, que le système éducatif n'enseigne plus rien et ne fasse qu'endoctriner avec le communisme", peut-on lire dans le texte de ce groupe qui serait composé de civils et de militaires. Le Venezuela se trouve dans une crise sans précédent depuis plusieurs années. Selon le FMI, l'inflation pourrait attendre atteindre 1.000.000% à la fin de l'année et le PIB chuter de 18%. Au quotidien, la pénurie est généralisée et les accès à l'ensemble des services publics s'est fortement dégradé. Nicolas Maduro a été réélu le 20 mai, en l'absence de l'opposition, mais sa victoire n'a pas été reconnue par une grande partie de la communauté internationale.


Alors que l'Espagne et la Russie ont condamné cette attaque, les Etats-Unis ont affirmé que le gouvernement américain n'était en rien impliqué dans cette tentative d'assassinat : "Je peux dire catégoriquement qu'il n'y a eu absolument aucune participation du gouvernement américain là-dedans", a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, sur la chaîne Fox. "Si le gouvernement vénézuélien dispose de solides informations qu'ils veulent nous soumettre et qui montreraient une possible atteinte au droit pénal américain, nous les observerons sérieusement mais en attendant, nous devrions vraiment nous concentrer sur la corruption et l'oppression du régime au Venezuela", a-t-il ajouté.

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